Coronavirus en Grande-Bretagne : le gouvernement impose de nouvelles restrictions locales à Liverpool

Coronavirus en Grande-Bretagne : le gouvernement impose de nouvelles restrictions locales à Liverpool

© OLI SCARFF - AFP

01 oct. 2020 à 12:20 - mise à jour 01 oct. 2020 à 12:20Temps de lecture2 min
Par Belga

Le gouvernement britannique a décrété jeudi de nouvelles restrictions locales à Liverpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre, face à l’accélération de la propagation de l’épidémie de nouveau coronavirus.

Espérant éviter un reconfinement national, le Royaume-Uni multiplie les actions locales pour tenter de contrôler la propagation du virus, qui y a déjà fait plus de 42.000 morts, le plus lourd bilan en Europe. De telles restrictions concernent déjà plus du quart de la population britannique.

"A Liverpool, le nombre de cas est de 268 pour 100.000 personnes, nous devons donc agir ensemble", a déclaré le ministre de la Santé Matt Hancock devant le Parlement.

Eviter les maisons de retraite

Dans cette région de 1,5 million d’habitants, les rencontres entre différents foyers seront interdites en intérieur. Il est désormais recommandé de ne pas assister à des évènements sportifs ni de se rendre dans les maisons de retraite ou d’entreprendre des déplacements non essentiels.

Ces mesures s’appliquent aussi aux villes de Warrington, près de Liverpool et celles d’Hartlepool et Middlesbrough, dans le nord-est anglais.

De telles restrictions étaient déjà entrées en vigueur mercredi dans une partie du nord-est de l’Angleterre. Elles s’ajoutent à celles déjà valables pour l’ensemble de l’Angleterre, qui stipulent que les pubs, restaurants et bars doivent fermer à 22h00 et que les réunions sont limitées à six personnes, en intérieur comme en extérieur.

M. Hancock a encouragé les habitants à suivre ces nouvelles mesures, pour "remettre Liverpool et le Nord-Est au plus vite sur pied". "Les mesures que nous avons prises collectivement au cours du mois dernier commencent à avoir un impact positif", s’est-il félicité, citant une étude de l’Impérial College. Publiée jeudi, cette enquête sur 80.000 volontaires a révélé qu’environ une personne sur 200 était infectée en Angleterre.

"L’augmentation des nouvelles contaminations pourrait avoir ralenti, ce qui suggère que les efforts pour contrôler l’infection fonctionnent", a déclaré jeudi le professeur Paul Elliott, directeur du programme, prévenant cependant que "la prévalence de l’infection est la plus élevée enregistrée à ce jour".

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