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Régions Brabant wallon

Coronavirus: fermeture d'un bassin aux piscines du Blocry à Louvain-la-Neuve, une école de natation en difficulté

Seule la piscine haute du Blocry sera encore utilisée dans les prochains mois.
01 sept. 2020 à 12:34 - mise à jour 01 sept. 2020 à 12:34Temps de lecture2 min
Par Hugues Van Peel

Rouverte le 8 juillet, la piscine basse du Blocry, à Louvain-la-Neuve, est à nouveau fermée. Décision prise pour des raisons économiques: les mesures drastiques liées à la pandémie de coronavirus (Covid-19), notamment la limitation du nombre de nageurs et l’obligation de désinfecter les installations plusieurs fois par jour, ont un coût trop important. Le déficit enregistré en juillet et en août sera épongé, mais les gestionnaires ont préféré arrêter les frais. A moins d'un sérieux assouplissement du dispositif, seule la piscine haute restera accessible aux nageurs, aux étudiants de l’UCLouvain et aux clubs jusqu'au mois de décembre.

Cette décision radicale a été communiquée aux écoles de la région qui fréquentent les piscines du Blocry. Elles s’en accommoderont probablement sans trop de difficultés.

Un emprunt pour rembourser les cours déjà payés?

Mais pour l’ASBL Les Rainettes, la fermeture de la piscine basse est une catastrophe. C'est dans ce bassin qu'elle organise ses cours de natation depuis 1997. Environ 550 enfants et quelques adultes étaient inscrits pour le cycle d’automne. Il va falloir rembourser tout le monde: les nouvelles inscriptions bien sûr, mais aussi les sommes payées pour les cours qui n'avaient pas pu être donnés à la fin de l'hiver et au printemps à cause du confinement et qui avaient été reportés au cycle suivant.

"Par exemple, pour les cours du cycle d’hiver, j’ai calculé que cela faisait 15.000 euros, explique, dépitée, Véronique Brisy, la responsable des Rainettes. Il faut y ajouter environ 3.000 euros pour les gens qui se sont inscrits et qui ont payé l’acompte pour cet automne. Sans oublier la location du bureau et le salaire d’une personne qui va pouvoir continuer à faire le suivi administratif nécessaire. Au total, j’en aurai pour 23 ou 24.000 euros et il me reste royalement 3 ou 4.000 euros sur le compte. Donc, je vais devoir négocier un emprunt auprès des banques, en espérant que les cours puissent reprendre en février."

Des cours plus chers l'an prochain

Dans l’immédiat, Véronique Brisy demande à ses membres de faire preuve d’un peu de patience, le délai de remboursement risque d’être assez long. Elle compte aussi s’adresser à la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve.

"Je verrai si je ne peux pas avoir une petite aide de ce côté-là mais ce ne sera pas significatif, de toute façon."

Aujourd’hui, l’ASBL Les Rainettes se sent bien seule. Vu qu’elle n’organise que des cours et pas de compétition, elle n’est pas affiliée à la Fédération francophone belge de Natation. Elle ne reçoit donc aucun soutien financier. L’an prochain, les cotisations et les cours seront sans doute un peu plus chers, pour compenser les pertes de cette année.

"Je serai obligée de le faire, regrette Véronique Brisy. Sinon je pourrai mettre la clé sous la porte."

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