RTBFPasser au contenu
Rechercher

Regions Bruxelles

Coronavirus : il manque au moins 800 places d'hébergement à Bruxelles

Coronavirus : il manque au moins 800 places d'hébergement à Bruxelles
24 nov. 2020 à 09:38 - mise à jour 24 nov. 2020 à 09:38Temps de lecture1 min
Par Belga

"Vivre en rue impacte directement la santé et il manque toujours au moins 800 places d'hébergement à Bruxelles", signale mardi Médecins du Monde, qui plaide pour un droit à la santé pour tous. Confrontés à des températures progressivement en baisse, les personnes sans-abri souffrent d'un accès difficile à la nourriture, aux centres de jour et aux soins de la santé.

Alors que le couvre-feu est prolongé jusqu'au 13 décembre à Bruxelles et que les températures commencent à fortement diminuer, Médecins du Monde s'inquiète de la dégradation de la santé des personnes sans-abri, dans le contexte de crise sanitaire provoquée par le coronavirus. Le Covid-19 a aggravé la situation et la santé des personnes sans-abri qui doivent batailler pour trouver des places dans les centres d'hébergement saturés et n'ont plus accès à la nourriture qu'ils et elles pouvaient se procurer par exemple dans les surplus de l'horeca.

3.224 places prévues pour la période 2020 à 2021

"Il est essentiel de pouvoir accueillir toutes les personnes sans-abri pour diminuer le risque de propagation du virus, détecter précocement toute contamination et pouvoir prendre les mesures nécessaires en termes de prise en charge, isolement et suivi de contacts", souligne Michel Genet, directeur général de Médecins du Monde Belgique. Selon l'organisme Bruss'help, "3.224 places sont prévues pour la période 2020 à 2021". Ce chiffre inclut les capacités des centres d'urgence, des maisons d'accueil, des hôtels ainsi que les capacités d'isolement Covid.

Le dernier recensement de 2018 estimait toutefois que plus de 4.000 personnes étaient sans-abri ou mal logées à Bruxelles. Puisque que le sans-abrisme a un impact physique et psychologique fort sur ceux qui en souffrent, le manque de places d'hébergement impacte directement la santé de ces personnes. Précarisées, elles éprouvent des difficultés à se soigner. "Tous et toutes ont droit à la santé: qu'ils ou elles soient des personnes migrantes ou sans-abri, travailleurs ou travailleuses du sexe, ou encore usagères ou usagers de drogues", conclut M. Genet.

Articles recommandés pour vous