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Psychologie

Coronavirus : le bonheur des Belges mis à rude épreuve pendant la 2e vague

Coronavirus : le bonheur des belges mis à rude épreuve pendant la pandémie

Comme l’a dit Valérie Glatigny, ministre de l’Enseignement supérieur (MR), de la Jeunesse et des Sports en Fédération Wallonie-Bruxelles :

"Les mesures que l’on prend, pourraient avoir à terme, des conséquences beaucoup plus dramatiques que le mal qu’elles entendent combattre".

La deuxième vague de coronavirus fait baisser la satisfaction de vie et le bien-être général des Belges comme on peut le voir dans les résultats de l’Enquête nationale UGent-NN. Non seulement la première vague avait déjà fait baisser notre bonheur mais la deuxième a empiré les choses. Et ne comparons même pas avec les chiffres datant d’avant la période covid…

Différents facteurs liés au bien-être tels que la joie de vivre, la tranquillité d’esprit et un sentiment d’autonomie ont en effet diminué par rapport à la première vague, alors que la solitude et la dépression notamment connaissent une hausse significative. Une des rares lueurs positives : notre sentiment de solidarité est reparti à la hausse pendant la deuxième vague de coronavirus.

900.000 Belges se sentent vraiment moins heureux

900.000 belges se sentent vraiment moins heureux
900.000 belges se sentent vraiment moins heureux Chau Tran / EyeEm - Getty Images/EyeEm

Avant la crise du coronavirus, les Belges donnaient en moyenne un score de 6,73 sur 10 en matière de satisfaction de vie. Ce chiffre a légèrement baissé pendant la première vague, pour arriver à 6,62, avant de connaître une baisse significative lors de la deuxième vague, jusqu’à 6,21/10.

Le nombre d’adultes qui se sentent vraiment heureux (ce qui correspond à un score de 8 à 10 sur 10) est passé de 40% juste avant la crise à 30% pendant la deuxième vague. Cela signifie que le nombre de Belges (de plus de 18 ans) heureux a diminué d’environ 900.000.

Pourquoi est-on moins heureux en ce moment ?

Chez les 18-34 ans, le sentiment de solitude grimpe à 78 %
Chez les 18-34 ans, le sentiment de solitude grimpe à 78 % Oliver Rossi - Getty Images

Un premier facteur important lié au fait d’être malheureux en temps de crise réside dans l’autonomie. Une autonomie insuffisante augmente la probabilité d’être malheureux de 56% !

Ensuite, la solitude joue un rôle crucial dans notre sentiment de bonheur. Ici aussi, une augmentation significative est constatée lors de la deuxième vague : 73% des répondants se disent modérément à très seuls. Dans la catégorie d’âge des 18-34 ans, ce pourcentage grimpe même jusqu’à 78%. Et une personne qui se sent seule a 48% de chances en plus d’être malheureuse en temps de crise.


Lire aussi : On a découvert le profil des personnes plus sujettes à la solitude, en faites-vous partie ?


Un troisième facteur important est l’anxiété des Belges vis-à-vis du Covid-19. 43% ont peur du virus, et cette anxiété augmente la probabilité d’être malheureux de 36%. Mais nous nous préoccupons surtout de l’avenir de la société : 73% des Belges indiquent être inquiets pour notre avenir commun…

La deuxième vague de coronavirus a plus lourdement affecté les Belges que la première vague avant l’été 2020.

Les résultats sont éloquents. La crise du coronavirus est néfaste pour notre satisfaction de vie et notre bien-être général.

Recommandations pour les gouvernements et décideurs politiques

Des mesures compréhensibles et perçues comme utiles, et qui garantissent la viabilité sociale
Des mesures compréhensibles et perçues comme utiles, et qui garantissent la viabilité sociale POOL OLVIER HOSLET - BELGA

Une importante conclusion de cette enquête est qu’il y a une réelle anxiété relative au Covid-19, et que cela a une forte influence sur notre sentiment de bonheur. Les chercheurs de l’UGent recommandent d’y prêter une attention suffisante, notamment via :

  • Une communication qui cultive la précaution mais pas l’anxiété.

  • Des mesures compréhensibles et perçues comme utiles, et qui garantissent la viabilité sociale (telle que définie dans l’accord de gouvernement).

  • Un engagement fort en faveur du sentiment d’appartenance, particulièrement à l’échelle locale.

  • Des initiatives pour encourager les citoyens à prendre soin les uns des autres. Tout comme on a vu une campagne à grande échelle " #checkcheckcheck " être menée en Flandre pour encourager au respect des mesures de précaution physiques, des efforts pourraient être fournis pour veiller au bien-être mental pendant une crise.

A propos de cette étude : NN et l’UGent analysent depuis 2018 la relation du Belge au bonheur, ainsi que les facteurs qui déterminent ce sentiment de bonheur. Chaque enquête reflète fidèlement la composition de la population belge. Pour plus d’informations sur l’Enquête nationale du Bonheur et plus de conseils pour une vie plus heureuse, rendez-vous sur : www.belgesheureux.be

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