Coronavirus: le Covid-19 emporte le réalisateur coréen controversé Kim Ki-duk

Coronavirus: le Covid-19 emporte le réalisateur coréen controversé Kim Ki-duk

© JOHN MACDOUGALL - AFP

12 déc. 2020 à 06:36Temps de lecture1 min
Par Belga

Le réalisateur sud-coréen Kim Ki-duk, mondialement reconnu pour ses oeuvres imprégnées de violence mais aussi accusé d'avoir abusé d'actrices, est décédé jeudi du Covid-19 en Lettonie, à l'âge de 59 ans.

Kim Ki-duk a acquis une renommée mondiale en dessinant un portrait audacieux de la violence extrême et de la brutalité humaine, dans des films riches en allégories, mais il a été accusé aussi d'inconduite à l'égard d'actrices. Le réalisateur n'a jamais répondu de ces accusations.

"Son talent de conteur nous manquera", a estimé Alberto Barbera, le directeur de la Mostra de Venise, qui avait distingué le cinéaste. "Ses films continueront d'alimenter notre imaginaire et, je l'espère, celui des spectateurs de demain". Il a obtenu en 2012 le Lion d'Or du meilleur film au festival de Venise pour "Pieta" ou encore l'Ours d'argent à Berlin pour "Samaria" en 2004.

Le réalisateur serait décedé dans un hôpital de Riga vers 1h30 du matin. Il était en Estonie dans le cadre d'une visite privée et aucun tournage n'était prévu. Artur Veeber, producteur basé en Estonie, a déclaré à l'AFP que tous deux travaillaient sur un nouveau projet et que Kim Ki-duk devait retourner à la mi-décembre en Estonie pour une rétrospective à l'occasion de son 60ème anniversaire.

Ses films, dont beaucoup comportent des scènes de viol ou de violences à l'encontre d'hommes comme de femmes ont divisé le public, certains l'accusant de misogynie et d'autres saluant la représentation d'un milieu social rarement observé au cinéma. Il a dirigé plus de 20 films dont "Printemps, Eté, Automne, Hiver ... et Printemps".

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