Coronavirus

Coronavirus : "Nous pouvons être tout à fait optimistes sur les mois à venir", affirme Marius Gilbert

L’épidémiologiste Marius Gilbert est optimiste sur la situation sanitaire attendue dans les prochains mois.

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19 avr. 2022 à 15:23Temps de lecture3 min
Par Maud Wilquin (RBF Info)

Entre le 29 mars et le 4 avril, 9.658 nouvelles infections étaient détectées en moyenne chaque jour, une baisse de 14% par rapport à la semaine précédente.

Plus récemment, entre le 5 et le 11 avril, 8.585 personnes étaient testées positives au coronavirus en moyenne chaque jour. Une baisse de 11% par rapport à la semaine précédente.

Les nouvelles admissions à l’hôpital s’élevaient par contre en moyenne à 215,1 entre le 1er et le 7 avril (diminution de 2% par rapport à la semaine précédente) et à 222,7 entre le 8 et le 14 avril, augmentation de 3% par rapport à la semaine précédente.

Si le taux de reproduction s’élevait à 0,99 entre le 29 mars et le 4 avril, il s’élevait en revanche à 1,02 la semaine dernière, ce qui signifie que la transmission du virus accélère légèrement.

Pour l’épidémiologiste Marius Gilbert, l’évolution de l’épidémie en Belgique reste relativement stable : "La situation épidémiologique reste stable, mais ne diminue pas non plus. Nous ne sommes pas dans une phase où la transmission du virus diminue franchement, même si nous sommes à un bas niveau par rapport à ce que nous avons connu dans le passé."

Selon l’épidémiologiste, si la Belgique a franchi le léger pic de contaminations qu’elle a connu au mois de mars lorsque le variant BA.2 dépassait le variant BA.1, la situation épidémiologique du pays n’a pas fondamentalement changé depuis.

Le code jaune menacé ?

Mais les vacances de printemps, l’arrivée des beaux jours, les carnavals ou encore la situation sanitaire en Chine pourraient-ils changer la donne ? "Ce n’est pas ce à quoi nous nous attendons", répond l’épidémiologiste. "La Chine est touchée par une vague Omicron et se trouve dans une situation très délicate puisqu’énormément de personnes sont peu ou mal protégées (qu’il s’agisse d’une protection offerte par les vaccins ou par une infection préalable, ndlr). En Belgique, le virus Omicron circule encore – et pas à un niveau anecdotique – et a déjà touché énormément de personnes. Cela nous aide."

En effet, contrairement aux Chinois, peu de Belges n’ont jamais été confrontés au virus, que ce soit via la vaccination ou via une infection. Cela signifie que même si la protection immunitaire offerte par des infections et des vaccins a tendance à diminuer dans le temps, un renouvellement immunitaire aura lieu. "Nous pouvons être tout à fait optimistes sur les mois qui viennent", affirme l’expert. "Il n’y a pas d’inquiétude particulière à avoir."

De cette manière, le code jaune ne devrait pas être revu, estime Marius Gilbert. "Nous restons à un niveau non négligeable de décès par jour (23,6 en moyenne entre 5 et le 11 avril, ndlr), mais cela ne justifie pas de changer de stratégie puisque la situation sanitaire n’a pas d’impact important sur le nombre d’hospitalisations et de lits occupés en soins intensifs."

L’essentiel pour l’épidémiologiste réside maintenant dans le fait de diminuer encore un peu plus le niveau de circulation du virus dans la communauté et veiller à ce que les personnes fragiles, telles que les immunodéprimées, puissent bénéficier de moyens de prévention et/ou de moyens thérapeutiques pour leur éviter de développer une forme grave et pour leur permettre de vivre le plus normalement possible.

Bientôt un comité de concertation ?

L’évolution de la situation sanitaire et les décisions qu’il convient de prendre seront également discutées au niveau fédéral. Selon nos confrères du journal Le Soir, la prochaine réunion du comité de concertation devait avoir lieu le 22 avril. Réunion qui, selon nos confrères de Sudinfo, serait reportée à une date ultérieure. "Nous ne confirmons ni n’infirmons rien concernant la date du 22 avril", nous indique cependant François Bailly, porte-parole du Premier ministre, Alexander De Croo. "La date du 22 n’a d’ailleurs jamais réellement été confirmée. Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’il y aura un nouveau comité de concertation après les vacances de Pâques. Nous sommes en train d’étudier les agendas de chacun des participants."

Selon l’évolution de la crise sanitaire, les autorités évalueront s’il y a lieu ou non de modifier le baromètre. "Nous ne pouvons pas encore en dire plus."

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