Coronavirus : "Si on garde la même dynamique, on pourra reprendre nos activités de manière plus rassurante à la rentrée", estime Yves Coppieters

INVITÉ : Yves Coppieters

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11 août 2020 à 12:51Temps de lecture2 min
Par P.V.

A moins d’un mois de la rentrée des classes, comment va-t-on devoir s’y préparer en pleine épidémie de covid-19 ? Pour le virologue Yves Coppieters, il n’y a pour l’instant pas de quoi s’alarmer. "Si on garde la même dynamique de l’épidémie, c’est-à-dire une population jeune, qui se contamine elle-même essentiellement et très peu les aînés, et qu’on maintient les gestes barrière, a priori on peut reprendre nos activités de manière plus rassurante dès la rentrée", assurait-il ce mardi sur le plateau du 13h.

Il faut dire que la progression du virus est en baisse en Belgique, même si le taux d’incidence lui, augmente : 68 nouveaux cas pour 100.000 habitants. "C’est un indicateur important : s’il dépasse 50, il faut être un petit peu plus vigilant", note le virologue, qui affirme toutefois que "cela reste quand même tout à fait maîtrisé".

Le virus circule moins, certes, mais il faut prendre les chiffres absolus avec des pincettes, et toujours les rapporter au nombre de tests réalisés, rappelle-t-il. "L’ensemble des personnes positives sur l’ensemble des tests réalisés est toujours autour de 3% donc c’est une épidémie faible, stable, c’est un bruit de fond, qu’on est capable de maintenir dans le temps", estime Yves Coppieters.


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Comment expliquer alors l’augmentation du taux d’incidence ? Pour le virologue, c’est une histoire de saison : "Il fait chaud, on passe beaucoup de temps à l’extérieur, donc pas dans des endroits confinés." Si l’on maintient les gestes barrière et le port du masque, ces deux facteurs devraient permettre de savoir si la tendance va tourner à la baisse, remonter ou si la Belgique sera capable de maintenir le "bruit de fond".

La rentrée va d’ailleurs aussi être à surveiller de ce point de vue : il y aura un nouveau changement de saison vers l’automne fin septembre. La population va passer plus de temps en milieu confiné. "Il faut donc que l’épidémie ne reprenne pas une dynamique comme en mars, par rapport aux populations plus vulnérables", conclut Yves Coppieters. Pour cela, la Belgique devrait notamment lancer 70.000 tests PCR, un dépistage massif qui est "la clé" selon le virologue, mais qui devra être "sélectif, pour savoir si on est capable de bien identifier le type de virus." Pour ne pas confondre les patients atteints du covid-19 et ceux qui auront juste attrapé froid…

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