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Hockey

Coupe du monde féminine de hockey : les Red Panthers ont tout en main

02 juil. 2022 à 09:41Temps de lecture3 min
Par Christophe Reculez

Jamais, sans doute, les Red Panthers n’auront été à un tournant aussi important. Portée depuis plusieurs mois par un vent d’optimisme à son égard, notre équipe nationale a l’opportunité de passer – aux yeux des supporters et des observateurs – d’une équipe pleine de promesses à une équipe pleine de confirmations.

En effet, tout porte à espérer un beau parcours à l’occasion de ce mondial disputé en Espagne et aux Pays-Bas.

Premièrement : les derniers bons résultats en Pro-League ponctués de victoires face à des équipes comme l’Allemagne ou l’Angleterre. Sans parvenir à s’imposer, elles ont également embêté les surpuissantes Argentines ou Néerlandaises. Longtemps leur point faible, les Red Panthers s’appuient désormais sur des qualités physiques qui leur permettent de développer un jeu dominateur et offensif.  

Deuxièmement : conséquence du premier point, leur classement mondial. Pour la première fois de leur histoire, les Red Panthers affichent une 5ème place révélatrice.

Troisièmement : leur dernier Euro en 2021, avec une médaille de Bronze, à la clé qui a permis à cette équipe de se qualifier pour ce rendez-vous planétaire.

Cause ou conséquence, ces arguments chiffrés s’accompagnent aussi désormais d’un discours ambitieux. Avant ce tournoi, les Red Panthers assument leur ambition de résultats. Un discours neuf, fruit de l’arrivée d’une nouvelle génération talentueuse qui n’a pas (ou peu) connu les déceptions du passé.

Autre corrélation de ce nouvel élan : l’arrivée du coach Raoul Ehren en décembre 2020. Le Néerlandais est un fin connaisseur du hockey féminin avec, au compteur, neuf titres de champion des Pays-Bas (de très loin le meilleur championnat du monde) et sept sacres européens avec le club de Den Bosch lors de la dernière décennie.

Au-delà de ce CV impressionnant, le batave a également l’avantage – par rapport à ses prédécesseurs - de pouvoir compter sur un groupe qualitativement et quantitativement beaucoup plus large. Sans doute pour la première fois, il a d’ailleurs dû réaliser de réels choix de sélections.

De l’aveu de certaines " anciennes " qui, au-delà de leurs qualités, encadrent cette jeunesse, la Belgique n’a sans doute jamais eu une équipe aussi compétitive. Reste évidemment à passer des paroles aux actes et à atteindre, au minimum, les quarts de finale.

Les Red Panthers, version 2022, doivent s’installer définitivement dans le top mondial
Les Red Panthers, version 2022, doivent s’installer définitivement dans le top mondial © Tous droits réservés

Une première place de groupe pour se faciliter la vie

Pour ce faire, le chemin le plus court consisterait à s’emparer de la première place d’un groupe disputé, pour les Belges, en Espagne et composé de l’Australie (3è mondiale), le Japon (10è) et l’Afrique du Sud (15è et premier adversaire ce dimanche). Un objectif réaliste même si l’évaluation de leurs adversaires est rendue compliquée par l’absence de ces nations, sur la scène internationale, depuis le début de la crise du Covid.

Une deuxième ou une troisième place (on n’ose envisager une disqualificative quatrième position) obligerait les Belges à voyager jusqu’aux Pays-Bas pour disputer un Cross-Over (sorte de 8ème de finale face à une équipe ayant terminé 2è ou 3è dans un autre groupe) avant d’envisager un quart de finale, sans doute fatal, face aux grandes favorites Néérlandaises. En un mot, comme en cent, la première place du groupe serait la bienvenue surtout aux yeux de certaines joueuses qui n’excluent pas (plus) d’aller plus loin encore dans le tournoi.

Et en effet, si le titre semble promis à l’Argentine ou, surtout, aux Pays-Bas (Championnes olympiques, doubles championnes du Monde et triples championnes d’Europe en titre !), une médaille est loin d’être exclue. Cela représenterait évidemment un exploit incroyable mais les nations, derrière les deux ténors, se tiennent objectivement de très près.

Pour cela, il faudra aussi passer au-delà d’une mauvaise habitude qui veut que les Red Panthers, dans leur histoire récente, peine toujours à afficher de bons résultats lors de deux tournois consécutifs. Après la qualification aux JO en 2012, après la médaille d’argent à l’Euro 2017, les Belges n’ont pas su répondre aux espoirs suscités.

Alors, pour que le bronze à l’Euro 2021 ne soit pas un nouveau feu de paille sportif, les Red Panthers n’ont pas le choix : il faudra se montrer convaincantes lors de cette Coupe du monde.

S’installer durablement dans le top mondial – mais aussi sortir de la comparaison (facile et instinctive mais souvent injuste tant elle est peu comparable) avec les Red Lions - est à ce prix !

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