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Courcelles : une nouvelle enquête confirme la présence de PCB à proximité de l'entreprise Keyser

La pollution au PCB touche notamment la rue de la Glacerie où se situe l'école de la Motte.
20 sept. 2020 à 12:00 - mise à jour 20 sept. 2020 à 12:00Temps de lecture2 min
Par Gregory Fobe

A Courcelles, des riverains du quartier de la Motte dénoncent depuis plusieurs années une pollution au PCB, une substance hautement toxique. Le sol est historiquement pollué mais le problème se situe surtout au niveau d’une entreprise de démolition et de recyclage de métaux. La Région wallonne et la commune ont pris le problème à bras-le-corps. Ce samedi, des experts se sont rendus sur place pour présenter les résultats d’une nouvelle étude qui confirme la présence de polluants dans les sols.

"Ici tout est pollué", regrette Jean-Claude. Il habite à moins de 100 mètres de l’entreprise de démolition Keyser ou l’on broie notamment des carcasses de voitures. Sur la table de jardin une fine couche de poussière grise mais le plus inquiétant ce sont les polluants invisibles. Pour les identifier et surtout les doser des mousses ont été prélevées dans son jardin.

Elles ont été analysées par le bureau d’études Eco impact. Marie Cors y travaille comme experte : "Nous avons placé douze stations pour prendre des mesures précises dans les jardins proches du broyeur et trois ont révélé qu’il y avait bien une pollution aux PCB, ce qui confirme les résultats obtenus lors des premières enquêtes !"

Et l'école située à proximité ?

Les riverains sont toujours invités à bien laver les légumes. Il est désormais recommandé de ne pas consommer les courges et les potirons du jardin ou de manger des œufs pondus dans un rayon d’un km et demi autour du broyeur.

Suite aux résultats interpellants de cette nouvelle enquête, la commune a aussi dû prendre des mesures au niveau de l’école de la Motte située rue de la Glacerie à proximité du démolisseur incriminé. Les enseignants s’assureront dès ce lundi que les enfants ne jouent pas au sol et veilleront au lavage des mains systématique. La bourgmestre Caroline Taquin promet par ailleurs que la cour de récréation sera lavée à l’eau deux fois par semaine : "Nous nous engageons aussi à entreprendre des démarches à plus long terme en dépolluant les sols de l’établissement".

En attendant le broyeur est à l’arrêt. Des filtres doivent être installés afin de permettre de respecter les normes très strictes imposées par la Région wallonne.

Cette pollution au PCB à proximité d’un broyeur n’est pas unique en Wallonie. Elle s’est également posée sur un site à Obourg près de Mons où l’entreprise COMETSAMBRE a dû réaliser des investissements afin de réduire drastiquement les rejets de PCB. Là aussi des analyses de sol ont été réalisées. Les riverains seront informés des résultats la semaine prochaine.

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