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Crise au sein du gouvernement britannique : acculé par les défections, Boris Johnson s'accroche à son poste

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06 juil. 2022 à 16:33Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Lavinia Rotili

Boris Johnson s'est montré déterminé à "continuer" à son poste de Premier ministre britannique, malgré une avalanche de démissions au sein du gouvernement qui fragilise plus que jamais son autorité.

Le chef du gouvernement semble aujourd'hui cerné par les affaires embarrassantes et les accusations de mensonges. Lassés, les ministres de la Santé Sajid Javid et des Finances Rishi Sunak ont claqué la porte mardi soir, déclenchant l'hémorragie. D'autres membres du gouvernement moins haut placés ont à leur tour jeté l'éponge, portant à près d'une trentaine le nombre total de départs. 

Cinq secrétaires d'Etat, Kemi Badenoch, Neil O'Brien, Alex Burghart, Lee Rowley et Julia Lopez, ont ainsi annoncé dans une lettre commune qu'ils quittaient ensemble le gouvernement de Boris Johnson, portant à 27 le nombre de membres du gouvernement britannique démissionnaires depuis mardi.

Fragilisé, Boris Johnson s'est néanmoins montré combatif lors de la séance hebdomadaire de questions devant les députés, dont certains lui ont ri au nez.

Il a exclu de déclencher des élections générales anticipées, sur fond d'appels à la démission et de défections au sein de son gouvernement.

Le secrétaire britannique au Logement, Michael Gove, l'a appelé à démissionner, selon le Daily Mail.

Gove était un absent notable mercredi après-midi lors de l'heure cruciale des questions au Premier ministre à la Chambre des communes. On ne sait pas encore s'il souhaite également démissionner, mais selon le Daily Mail, Gove, considéré comme un membre clé du cabinet de Johnson, a déclaré à son patron quelques heures avant l'audience qu'il était temps de démissionner.

Un "spectacle pathétique"

Le chef de l'opposition travailliste, Keir Starmer, a fustigé un "spectacle pathétique" de fin de règne tandis que le leader du parti nationaliste écossais SNP à la chambre des communes, Ian Blackford, a exigé la tenue d'élections anticipées. Dans l'après-midi, M. Johnson a rejeté une telle idée.

Les ministres démissionnaires ont eu des mots durs pour le chef du gouvernement, mettant en cause son honnêteté.

M. Johnson a reconnu avoir fait une "erreur" en nommant en février dans son gouvernement Chris Pincher, "whip" en chef adjoint chargé de la discipline parlementaire des députés conservateurs. Ce dernier a démissionné la semaine dernière après avoir été accusé d'attouchements sur deux hommes.

Après avoir affirmé l'inverse, Downing Street a reconnu mardi que le Premier ministre avait été informé dès 2019 d'anciennes accusations à l'encontre de M. Pincher mais qu'il les avait "oubliées" en le nommant.

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