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Crise au Sri Lanka : la foule envahit les bureaux du Premier ministre, le président en fuite

Colombo, au Sri Lanka, le 13 juillet

© AFP/BELGA

13 juil. 2022 à 22:06Temps de lecture1 min
Par Belga, édité par Kevin Dero

Défiant un barrage de gaz lacrymogènes, de canons à eau et l’imposition de l’état d’urgence, des manifestants ont pris d’assaut mercredi les bureaux du Premier ministre au Sri Lanka, après la fuite du président aux Maldives.

Face à des forces de l’ordre débordées, la foule a fait irruption dans le bâtiment, nouveau symbole du pouvoir tombé aux mains des manifestants qui ont hissé le drapeau national, frappé d’un lion couleur or brandissant une épée sur fond rouge.

Un manifestant asphyxié par les gaz lacrymogènes est décédé, a annoncé la police.

Les manifestants réclament la démission du président en fuite, Gotabaya Rajapaksa, et du Premier ministre tout juste désigné président par intérim, Ranil Wickremesinghe.

Sujet Jt du 10 juillet :

Sri Lanka: démission du gouvernement

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Couvre-feu

Quelques heures plus tôt, le gouvernement avait déclaré l’état d’urgence et un couvre-feu a été instauré dans la province de Colombo.

En vain, car des milliers de personnes se sont rassemblées devant les bureaux du Premier ministre pour réclamer la démission de Ranil Wickremesinghe en même temps que celle du président. "Rentre chez toi Ranil ! Rentre chez toi Gota", criaient les manifestants.

Un manifestant utilise un mégaphone alors que des militaires montent la garde devant le bureau du Premier ministre du Sri Lanka lors d’une manifestation antigouvernementale à Colombo, le 13 juillet 2022.
Un manifestant utilise un mégaphone alors que des militaires montent la garde devant le bureau du Premier ministre du Sri Lanka lors d’une manifestation antigouvernementale à Colombo, le 13 juillet 2022. AFP

Ranil Wickremesinghe a été désigné président par intérim par le chef d’Etat en fuite, a annoncé mercredi le président du Parlement. La Constitution prévoit une telle transition en cas de démission, mais celle-ci n’a pas encore été officialisée malgré la promesse faite par Gotabaya Rajapaksa de démissionner ce mercredi.

Depuis trois mois, l’île d’Asie du Sud de 22 millions d’habitants, secouée par des violences, subit des pénuries d’essence, d’électricité et une inflation record, les manifestants accusant les dirigeants d’avoir ruiné le pays.

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