Belgique

Crise énergétique : Paul Magnette (PS) prône une "cotisation de crise" pour les très hauts salaires

Le président du Parti Socialiste (PS) Paul Magnette est favorable à une réduction des salaires des ministres : "Dans un moment où les choses sont difficiles pour les citoyens, tout le monde doit montrer qu’on fait un effort, en ce compris les décideurs politiques. Cela n’aura pas un rendement budgétaire significatif, mais nous plaidons pour que ce soit étendu à l’ensemble des salaires équivalents : une contribution de crise sur tous les hauts revenus serait vraiment bienvenue. Cela aurait un rendement budgétaire significatif, mais ce serait aussi un signal qu’on envoie à la population. Ceux qui ont les revenus les plus confortables seront amenés à faire un effort", déclare-t-il, interrogé sur La Première.

"C’est un signal politique important d’équité et de décence, alors qu’on est dans un moment difficile pour énormément de familles". Faut-il revoir le train de vie des partis politiques belges, qui reçoivent des dotations publiques ? Concernant le Parti Socialiste, Paul Magnette souhaite que l’on "cible mieux les dépenses des partis. Je suis choqué quand je vois que certaines formations politiques dépensent des millions d’euros sur des réseaux sociaux comme Facebook et donnent de l’argent à des multinationales qui ne paient pas d’impôt. Pour moi la dotation des partis doit servir à payer du personnel". Il cite l’Institut Emile Vandervelde, le centre d’étude du PS qui a travaillé sur l’énergie ou la fiscalité : "C’est un investissement que nous faisons dans une intelligence collective qui sert la société".

Paul Magnette estime qu’il faudrait demander une cotisation de crise pour un très haut salaire de ministre ou de dirigeant de la haute fonction publique, équivalent à 250.000 euros bruts annuels imposables. "C’est une manière de dire que ceux qui ont les plus larges épaules sont aussi amenés à contribution. Mais il faut aussi augmenter les prélèvements sur la fortune". Il souhaite relever le seuil de la taxe sur les comptes titres, cela peut rapporter 400 millions d’euros, selon lui.

Paul Magnette considère que, si les mesures qui aident les entreprises, la santé, le non-marchand ou les communes "coûtent beaucoup d’argent à court terme, mais ne pas prendre ces mesures coûterait infiniment plus à moyen et à long terme si l’on laisse les gens aller à la faillite, et les familles aller au surendettement cela va être une catastrophe sociale absolue. Et le coût pour la collectivité en sera encore beaucoup plus élevé".

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