Cyclisme

Critérium du Dauphiné - Cyril Saugrain : "C'est une belle performance de Roglic, mais il ne m'a pas ébloui"

Cyril Saugrain : "C'est une belle performance de Roglic, mais il ne m'a pas ébloui"

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11 juin 2022 à 16:11Temps de lecture2 min
Par Maxime Berger et Rodrigo Beenkens

Primoz Roglic (Jumbo) a pris les commandes du Critérium du Dauphiné après la 7e étape gagnée par Carlos Verona (Movistar), samedi à Vaujany. Au général, Roglic compte désormais 44 secondes d'avance sur son équipier Jonas Vingegaard et 1 min 24 sec sur Ben O'Connor (AG2R). Wout van Aert, qui portait le maillot jaune, a cédé dans le groupe des favoris à deux kilomètres du sommet de la Croix-de-Fer.

"Roglic a fait une belle performance, il a mis à distance tous les adversaires. Il ne m'a pas ébloui, je ne me suis pas dit que c'était une attaque vraiment tranchante. Derrière, O'Connor et Vingegaard sont restés au contact. Est-ce suffisant pour déstabiliser Tadej Pogacar sur le Tour de France ? Quand on connait Pogacar, je dis non. Mais je ne connais pas l'état de forme de Pogacar et comment il sera sur le Tour. Par ailleurs, Roglic n'est peut-être qu'à 90%", a précisé Cyril Saugrain.

Une autre question se pose à ce propos : Roglic est-il plus fort que Vingegaard ? "Dans la perspective du Tour, je pense qu'il faut garder les deux sous pression et garder cette double casquette. On aura peut-être dimanche une victoire de Vingegaard sur des pentes très raides. On aura peut-être une réponse à la question donc", a poursuivi notre consultant.

Un mot aussi sur Wout van Aert. Le Belge a animé les six premières étapes et a, assez logiquement, perdu pied dans les derniers kilomètres de la Croix de Fer. "Il fallait probablement s'y attendre. Selon la course, je pensais qu'il serait peut-être en mesure de passer. On a quand même sacrément accéléré dans le col de la Croix de Fer sous la pression des Bahrein et des Groupama. Il a senti que c'était un peu de trop à deux kilomètres du sommet. C'est juste un enseignement, son objectif n'est pas le classement général. Ni aujourd'hui ni sur le Tour de France. Pas d'alerte donc, il faut juste se dire 'on continue sur cette progression'. Il faudra être capable de marquer beaucoup de points dans les sprints massifs et il ira chercher des points là où les sprinters n'iront pas en mettre, dans les étapes de moyenne montagne par exemple. On l'a vu, il est capable de passer", a analysé Cyril Saugrain.

Et de conclure, au sujet de la victoire de Verona, sa première en dix ans de carrière : "Quand on connait les qualités de Verona, c'est aussi un bon grimpeur et un bon équipier, ça va peut-être le libérer comme un buteur en football qui marque son premier but. On sait toutefois qu'il est voué à ses leaders et il va retrouver son rôle dans le Tour. On le reverra peut-être dans une longue échappée."

Dimanche, la dernière étape se termine au Plateau de Solaison, une dure ascension de 11,3 kilomètres (à 9,2 %), en conclusion d'un parcours de 138,8 kilomètres qui franchit aussi Plainpalais et la Colombière, deux cols de première catégorie.

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