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Cuba : cinq à 16 ans de prison pour des manifestants du 11 juillet

Manifestation de soutien au gouvernement du président cubain Miguel Diaz-Canel à La Havane, le 11 juillet 2021.
10 mars 2022 à 21:22Temps de lecture1 min
Par Belga

Douze Cubains ayant participé aux manifestations du 11 juillet 2021 dans la ville de Cardenas (ouest) ont été condamnés à des peines de 5 à 16 ans de prison, notamment pour sabotage, désordre public et vols, a annoncé jeudi le Tribunal suprême.

Les procès, qui ont eu lieu du 8 au 10 décembre devant un tribunal militaire, visaient "13 citoyens accusés de commettre et provoquer des troubles graves et des faits de vandalisme" à Cardenas, ville située à 140 kilomètres à l'est de La Havane, a indiqué le Tribunal suprême dans un communiqué publié par le portail officiel Cubadebate.

Cinq à 16 ans de prison

Sur les 13 poursuivis, 12 ont été déclarés coupables des délits de sabotage, désordre public, agression, vol avec force, violence ou intimidation, et le 13e a été relaxé, selon le Tribunal, qui n'a pas précisé les âges des prévenus ni le délit imputé à chacun d'entre eux.

Les peines vont de 5 à 16 ans de prison, avec la possibilité de faire appel.

Selon le communiqué, ces personnes s'étaient rassemblées, le 11 juillet 2021, autour d'un centre commercial de Cardenas, contre lequel elles ont lancé des pierres et des bâtons, "causant de graves dommages" matériels avant de voler une partie de la marchandise.

Elles ont aussi lancé "des pierres et des cocktails Molotov" contre des agents de police et leurs véhicules.

Aux cris de "Liberté!" et "Nous avons faim!", des milliers de Cubains avaient manifesté le 11 juillet 2021 dans une cinquantaine de villes du pays, alors que l'île est plongée dans sa pire crise économique en 30 ans.

La justice cubaine avait indiqué fin janvier que plus de 700 personnes étaient poursuivies pour leur participation aux manifestations et que 172 autres avaient déjà été condamnées.

"Décourager le reste de la société"

L'ONG Cubalex, dont le siège est à Miami, a dénoncé les peines excessives infligées jusqu'à présent aux manifestants, affirmant que les droits des prévenus au cours des procès n'ont pas été respectés.

La justice veut appliquer "des sanctions sévères pour servir d'exemple et décourager le reste de la société", a-t-elle estimé.

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