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Curiosa, destins croisés de Charles Quint, Dürer et le trésor des Aztèques à découvrir au Palais du Coudenberg

Panneau didactique

Le Palais du Coudenberg situé sous la place royale à Bruxelles présente jusqu'au 2 octobre l’exposition Curiosa qui avance un sous-titre de roman d’aventure.

Les routes de Charles Quint, d’Albrecht Dürer et de Hernan Cortés se croisent en 1520 dans ce palais de Bruxelles. Charles Quint quitte l’Espagne et gagne les Pays des Bas pour se faire sacrer empereur à Aix-la-Chapelle. Dürer, le graveur et peintre allemand, part de Nuremberg et se rend à Bruxelles dans l’espoir de rencontrer Charles Quint et d’obtenir le renouvellement de sa rente perdue suite au décès de l’empereur Maximilien. Le conquistador Hernan Cortés qui a accosté au Mexique envoie à Valladolid les objets extraordinaires reçus de l’empereur aztèque, Moctezuma. Le trésor sera exposé au Palais de Charles Quint à Bruxelles et décrit par Albrecht Dürer dans son journal.

panneau tête aztèque
journal de Dürer
Perroquet vert, Sabrina Montiel-Soto
Perroquet vert, plan rapproché, Sabrina Montiel-Soto
perroquet vert, plan proche, Sabrina Montiel-Soto
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Exposition documentaire

Une incroyable histoire racontée dans une exposition documentaire. Les multiples panneaux didactiques pallient l’absence d’objets. Le trésor des Aztèques est évoqué par des interventions artistiques de Sabrina Montiel-Soto qui met sa création au service des vestiges du Palais de Charles Quint. L’artiste d’origine vénézuélienne convoque dans l’imaginaire les objets curieux que les humanistes rassemblaient dans leurs cabinets de curiosités. L’étrangeté du vivant captait l’attention. L’animal et le végétal suscitaient l’étonnement. Une carapace de tortue éveillait l’émerveillement et un bâton de canne à sucre exhalait un parfum d’exotisme. Les installations par trop illustratives projettent le regard dans un ailleurs sans grand étonnement. Les matières, les tissus et les plumes, suggèrent à l’évidence les parures sacrées. Les formes et les couleurs fascinent peu. Le cercle doré et le rectangle du lingot captent moins l’attention que les sphérules cosmiques de la météorite noire. Deux interventions plus subtiles utilisent des animaux empaillés. L’une place le lièvre de Dürer face à un cercle de lumière qui le fige au sol. L’autre invite à examiner un perroquet vert du Mexique à travers une succession de cadres qui met le volatile à distance et l’oiseau curieux en perspective linéaire ou en ligne de mire. Deux œuvres qui rompent intelligemment avec l’approche décorative.

Véronique Bücken (Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique) et Cecilia Paredes (Urban) se partagent le commissariat de l’exposition.

Véronique Bücken au micro de Pascal Goffaux.

Curiosa. Charles Quint, Dürer et le trésor des Aztèques.

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