Cyclisme

Cyclisme : L'équipe Gazprom dans "l'insécurité la plus totale"

L'avenir de l'équipe Gazprom est plus qu'incertain.

© Tous droits réservés

12 mars 2022 à 12:52Temps de lecture2 min
Par AFP

Les coureurs de l'équipe cycliste Gazprom/RusVelo, exclue des compétitions par la fédération internationale (UCI) après l'invasion russe en Ukraine, sont dans "l'insécurité la plus totale", a assuré à l'AFP l'un d'eux, l'Italien Marco Canola.

"Certains d'entre nous risquent de finir là leur carrière, ce qui serait très injuste", a souligné le cycliste âgé de 33 ans, qui avait prévu de participer cette semaine à Tirreno-Adriatico, course qui se termine dimanche en Italie.

L'UCI a annoncé le 1er mars l'exclusion des équipes russes et bélarusses, en retirant notamment son statut UCI à la formation Gazprom/RusVelo. Évoluant en deuxième division mondiale, l'équipe est composée de 21 coureurs, dont neuf sont de nationalité russe et sept sont Italiens.

"S'il n'y a pas d'alternative d'ici le 27 mars, nous serons contraints de fermer", a assuré cette semaine Renat Khamidulin, le directeur de la formation du groupe gazier russe Gazprom, cité par des médias spécialisés italiens.

Marco Canola regrette pour sa part une "situation désolante" car "nous sommes une équipe très européenne".

"Le siège de l'équipe est en Suisse, la langue parlée en interne est l'italien et parmi les coureurs il y a beaucoup d'Italiens, un Espagnol, un Norvégien, deux Tchèques...", décrit le coureur, joint par téléphone.

"L'unique chose qui nous relie à la Russie est le nom, parce que Gazprom est le sponsor principal. Mais l'équipe, après les événements, avait retiré le nom des maillots et on était prêts à aller courir sans inscriptions", dit-il.

"Il est évidemment inutile de préciser qu'aucun de nous ne veut cette guerre. Et de toute évidence aucun de nous n'est responsable de quoi que ce soit. Cette décision nous a jetés tous dans l'insécurité la plus totale", ajoute-t-il.

Le vainqueur d'une étape sur le Tour d'Italie en 2014 précise que "l'équipe ne s'est jamais arrêtée" depuis la sanction, les coureurs continuant à s'entraîner en groupes ou seuls.

"Il faut continuer à se battre et repartir d'où nous nous sommes arrêtés, avec une victoire sur l'UAE Tour", où la formation avait remporté une étape grâce au jeune Tchèque Mathias Vacek (19 ans), estime l'Italien qui espère encore une décision qui pourrait lui permettre de s'aligner sur Milan-Sanremo le 19 mars.

Au lendemain du début de l'invasion russe, le 25 février, l'UCI avait condamné "avec la plus grande fermeté la violation du droit international et de l'intégrité territoriale ukrainienne". L'équipe Gazprom n'a pu être jointe samedi par l'AFP.

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous