Cinéma

Dans "l’Etreinte", Emmanuelle Béart redécouvre le cinéma

"L’Etreinte", avec Vincent Dedienne et Emmanuelle Béart, sort mercredi au cinéma.

© Courtesy of Moby Dick Films

17 mai 2021 à 12:00Temps de lecture2 min
Par AFP

Comme "tout recommencer à zéro" : bien plus présente au théâtre qu’au cinéma ces dernières années, Emmanuelle Béart revient à 57 ans dans un film "l’Etreinte", un premier long métrage où elle incarne une quinquagénaire qui cherche à se reconstruire.

Après la mort de son mari, Margaux décide de déménager dans une nouvelle ville et de reprendre des études de littérature. Au contact d’une bande de jeunes étudiants, dont l’un est joué par Vincent Dedienne, cette femme prend goût à une nouvelle vie.

"L’idée était de traverser le temps, de montrer la mue d’une femme qui perd sa première peau, qui se retrouve face à une liberté nouvelle et ne sait pas quoi en faire. Dans cette quête de soi et du désir, elle va se cogner, se tromper, se faire mal", a résumé auprès de l’AFP le réalisateur, Ludovic Bergery.

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Le film est un portrait de femme sans attaches, naviguant entre adolescence et âge adulte et qui réapprend à aimer, apprenant de ses errements : celle qui "ne sait plus faire l’amour" tombe de haut en tentant de trouver l’âme-soeur sur Tinder, reste interdite en découvrant une scène d’amour à plusieurs entre ses jeunes amis…

"Le personnage a la sensation, tout comme je l’ai eue, de recommencer à zéro, d’avoir cette urgence à se réapproprier sa vie, après avoir été pendant des années un peu en dehors d’elle-même", explique Emmanuelle Béart à l’AFP.

"Elle est totalement libre, comme une sorte de Belle au bois dormant qui se réveille. C’est à la fois merveilleux et pathétique, ça me collait finalement assez à la peau", ajoute l’actrice, qui veut "tout recommencer toujours, comme une première fois".

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Révélée dans les années 1980, la fille de Guy Béart, a déjà interprété plusieurs rôles de femmes très marquants, à 23 ans dans "Manon des sources" aux côtés de Daniel Auteuil, où en 1991 dans "La Belle Noiseuse", en modèle de Michel Piccoli.

Mais en arrivant sur le plateau de Ludovic Bergery, dont c’est le premier film comme réalisateur, l’actrice, qui a enchaîné "dix ans de théâtre", "lui fait un cadeau, celui de ne plus savoir jouer". "Je n’ai pas voulu connaître le scénario, j’avais envie de me laisser en déséquilibre, d’être en manque de repères", poursuit-elle.

Et quoi de mieux qu’un film intitulé "L’Etreinte" pour oublier la pandémie et ses gestes barrière ? "Ce mot nous manquait tant… Le cinéma nous a beaucoup manqué, mais serrer les gens dans les bras, moi, c’est ça qui me manque, c’est ce contact charnel".

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