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Pride sur Tipik

De Donna Summer à Lady Gaga : ces icônes gay que la pop a fait naître en 50 ans

Britney Spears, Madonna et Christina Aquilera sur la scène des MTV Awards en 2003.

Depuis l’apparition de la pop jusqu’aux récentes années 2010, l’industrie musicale n’a cessé de produire ce qu'on appelle des icônes gay. Plusieurs chanteur.ses sont ainsi devenues icônes pour la communauté LGBTQIA+ dont les valeurs et revendications étaient défendues en chansons ou en actions. Petit tour d'horizon des 50 dernières années.

Une icône gay, c’est avant tout un personnage public dont la notoriété n’est plus à démontrer. C’est la condition sine qua non pour accéder au statut d’icône. Ok mais "gay", ça veut dire quoi dans ce cas ? Eh bien, l’adjectif n’est ici pas utilisé pour caractériser la personne en elle-même mais bien son public, ses fans, les personnes qui la font accéder au rang d’icône justement. L’expression "icône des gays" est d’ailleurs également utilisée, renforçant l’idée que ce sont bien les personnes appartenant au mouvement LGBTQIA+ qui adulent telle ou telle chanteuse. Une personne se considérant comme hétérosexuelle peut donc tout à fait être une icône gay. C'est d'ailleurs le cas dans la plupart des cas.

À lui seul, le monde de la pop music a engendré un grand nombre d’icônes gay. En plein seventies, c’est la chanteuse Donna Summer qui s’illustre avec son titre "Love to love you baby", maintes fois repris depuis, qui s’est très vite attiré l’adulation de la communauté LGBTQIA+. Ce titre, bourré de sensualité, est devenu en soi un hymne pour cette communauté.

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Peu de temps après Donna Summer, vint le groupe ABBA et ses tubes planétaires : "Gimme! Gimme! Gimme!", "Mamma Mia" et "Dancing Queen" sont devenus,  au même titre que le "Love to love you Baby" de Donna Summer, des hymnes pour la communauté gay.

En Europe, c’est la chanteuse Dalida qui dès 1973 devient une icône gay, grâce son tube "Pour ne pas vivre seul". Ce titre, qui parle explicitement de l’amour homosexuel, a permis à Dalida d’être très vite adoré par le public LGBTQIA+. Mais c’est aussi la musique proposée par la chanteuse, un mélange de chansons à texte et de disco, et sa vie tumultueuse (qui s’est achevée par un suicide) qui l’a fait accéder, malgré elle, à ce statut d’icône. 

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Les années 80 marquées par Cher, Madonna et… Mylène Farmer

Parmi les chanteur.ses pop des années 80, on citera surtout Cher et Madonna, dont le statut d’icône gay n’est plus à démontrer. La première, qui a interprété une lesbienne dans le film Le Mystère Silkwood au début des années 90, a vite été considérée comme une icône par la communauté LGBTQIA+. Par ailleurs, ce statut s’est vu renforcer lorsque son fils a fait son coming out car elle est ainsi devenue une personne ayant élevé un enfant n’ayant aucune honte à faire son coming out. 

Madonna, quant à elle, s'est très tôt intégrée à la communauté gay et a rejoint ses revendications. Tout le monde se souvient d'ailleurs, près de 20 ans plus tard, de la pelle qu'elle a échangée avec Britney Spears sur la scène des MTV Awards en 2003

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La chanson française n’est pas en reste puisque outre Jeanne Mas, Sheila et Julie Pietri, Mylène Farmer (auteure de "Libertine", "Sans contrefaçon",…) va être adorée par la communauté LGBTQIA+, tant pour ses tenues de scène très sophistiquées que pour ses chansons aux paroles mélancoliques. 

Dans les années 90, Janet Jackson et Mariah Carey

Au début des années 90, de l’autre côté de l’Atlantique, Janet Jackson et son titre "The Velvet Rope" ne passent pas inaperçus. Sortie au début des années 90, cette chanson parle très clairement de son orientation sexuelle mais aussi d’homophobie et de SIDA, ce qui va rapidement la placer dans le cercle des icônes gay de la pop.

À son tour, Mariah Carey accède à ce statut pour différentes raisons : elle est souvent qualifiée de diva et évoque beaucoup, dans ses chansons, le racisme dont elle a été victime dans son enfance. La plupart de ses titres ont été remasterisés avant de finir dans les discothèques du monde entier. À la même époque, Kylie Minogue commence à sortir quelques tubes, et par ses actions et paroles, va être très appréciée de la communauté gay : elle interprète notamment quelques titres lors du Sydney Mardi Gras, l’un des plus importants festivals gay au monde.

1990-2000 : De Geri Halliwell à Ariana Grande

Au début des années 2000, la musique pop a encore donné naissance à un grand nombre d’icônes gay : Geri Halliwell et son tube "It’s raining men", le girls band t.A.T.u et son morceau "All the Things She Said", Christina Aguilera et son titre "Beautiful", ou encore Ricky Martin, qui a d'ailleurs fait son coming out en 2010.

Ces 10 dernières années, d’autres chanteur.ses sont devenus par leurs actes ou par leurs chansons des icônes gay. C’est le cas de Lady Gaga, qui a sorti le tube "Born This Way" et qui s’est ouvertement opposée à une loi américaine qui empêchait les homosexuels de servir dans l’armée. En fondant la "Born This Way Foundation", elle a fait un pas de plus vers la défense de tous les types d’individus, et a fortiori ceux qui sont souvent attaqués pour leur appartenance à la communauté LGBT. Lady Gaga a été rejoint dans le club des icônes gay par Nicki Minaj et Ariana Grande.

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