Cyclisme

De Gendt allume un coureur de Movistar : "J'ai fait en sorte qu'il ne gagne pas"

Thomas De Gendt

© YUZURU SUNADA - BELGA

08 oct. 2020 à 07:03 - mise à jour 08 oct. 2020 à 07:03Temps de lecture1 min
Par Giovanni Zidda

Thomas De Gendt avait des fourmis dans les jambes mercredi sur les routes du Giro. Déjà à l’attaque lors de la 2e étape, le baroudeur de Lotto Soudal s’est offert une nouvelle excursion hors du peloton mercredi entre Mileto et Camigliatello Silano (225 km)

La locomotive de Sint-Niklaas a attendu les 30 derniers kilomètres pour bouger dans la longue ascension du Valico di Montescuro. De Gendt s’est alors porté en tête de peloton, a lancé un regard et un petit sourire à son équipier Mathew Holmes et a mis en route la machine. Flanqué du Colombien Einer Augusto Rubio, il a bougé plus de deux minutes sur le groupe de tête… sans collaboration de la part du coureur Movistar.

Après être revenu sur la tête de la course, De Gendt a logiquement payé ses efforts et laissé filer Filippo Ganna vers la victoire. Pas de regrets donc pour le Belge mais un peu d’amertume en fin de course. "Je comprends que Rubio ne voulait pas me relayer au départ car il avait un équipier à l’avant mais quand nous sommes revenus, il a continué à rester dans ma roue", a-t-il expliqué à Sporza.

"Dans le final, je n’avais plus de punch, je venais de boucher plus de deux minutes avec un Movistar sur le porte-bagage. Je me suis dit : 'tout le monde peut gagner aujourd’hui mais pas lui'. Quand Ganna a accéléré, j’ai compris qu’il gagnerait. Je me suis alors posé dans la roue de Rubio. J’en ai fait un objectif. Je voulais qu’il roule pour qu’il ne soit plus capable de revenir à l’avant."

Sacré Thomas De Gendt ! Le coureur de Lotto Soudal sort du Tour de France mais "a de bonnes jambes" et est dans "une condition ascendante" et devrait se glisser dans d’autres échappées durant ce Giro où son équipe mise beaucoup sur Harm Vanhoucke.

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