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Vuelta - Cyclisme

De Gendt content du 'successeur' Evenepoel : "Le cyclisme belge a besoin d’exemples comme le sien"

10 sept. 2022 à 07:00Temps de lecture4 min
Par Giovanni Zidda avec Kevin Paepen

Dix ans après Thomas De Gendt, un Belge – Remco Evenepoel en l’occurrence - pourrait à nouveau monter sur le podium d’un Grand Tour. En 2012, De Gendt était parvenu à se hisser sur la troisième marche du podium du Giro après un numéro mémorable sur le Stelvio à la veille de l’arrivée.

Aujourd’hui, le vétéran de l’équipe Lotto Soudal se réjouit d’avoir un successeur. "S’il n’est pas malade ou chute, ce podium est pour lui. Je suis content qu’on ait attendu que 10 ans pour retrouver un Belge sur le podium d’un Grand Tour. Avant moi, le précédent c’était Johan Bruyneel (en 1995 à la Vuelta), ça faisait beaucoup plus longtemps. Je suis content qu’il y ait désormais un Belge qui puisse se battre régulièrement pour une victoire finale dans les Grands Tours", a réagi Thomas De Gendt au micro de Kevin Paepen.

De Gendt, 35 ans et professionnel depuis 2008, se réjouit notamment du rôle d’exemple qu’Evenepoel pourra endosser auprès des jeunes après cette Vuelta. "Aux Pays-Bas, ils ont chaque année un nouveau coureur de classement qui sort et en Belgique il y a très peu de coureurs qui jouent le général qui ont émergé ces dernières années. On doit donc se réjouir d’avoir Remco. On a besoin de coureurs qui servent d’exemple. Gilbert et Boonen ont inspiré toute une génération de coureurs de classiques. Quand j’étais plus jeune, je n’ai pas vraiment eu d’exemple à suivre pour les Grands Tours. Maintenant c’est bien le cas. J’espère que le travail avec les jeunes grimpeurs va se poursuivre pour qu’on ait de plus en plus de coureurs avec ce profil dans le futur."

Comme beaucoup de monde dans le peloton, De Gendt n’est pas surpris par les performances d’Evenepoel sur cette Vuelta, d’autant plus qu’il avait croisé sa route à l’entraînement avant le départ de ce Tour d’Espagne.

"Remco a roulé une Vuelta quasiment parfaite. Au contre-la-montre, il a fait la différence. En montée, il a toujours fait partie des meilleurs. Je n’en suis pas surpris. Je l’ai vu à l’entraînement à Calpe juste avant la Vuelta. Il s’est entraîné très dur sous la chaleur. Il a signé quelques temps références sur des ascensions pendues. J’ai vite compris à ce moment-là qu’il serait de la partie pour la victoire finale sur la Vuelta", a affirmé De Gendt.

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