Décès de Jozef Chovanec en 2018 : le SLFP Police exige une solution d'urgence face au syndrome du délire agité

Le syndicat demande une formation pour les policiers

© THIERRY ROGE - BELGA

27 août 2020 à 08:22 - mise à jour 27 août 2020 à 08:22Temps de lecture2 min
Par Belga

Le syndicat SLFP Police exige pour le 2 septembre prochain une solution "urgente et concrète" pour les policiers confrontés à une personne atteinte du syndrome du délire agité (EDS), a-t-il réclamé ce jeudi, dans le cadre de la controverse sur le décès d'un passager à la suite d'une intervention policière en 2018 à l'aéroport de Charleroi.

"Les personnes présentant ces symptômes (ou similaires) ne relèvent pas d'une cellule de police mais ont besoin d'une assistance médicale urgente", affirme le Syndicat libre de la Fonction publique dans un communiqué.

Une solution réclamée depuis longtemps

Il souligne qu'en 2013 déjà, la commission permanente de la police locale (CPPL) avait écrit aux ministres de l'époque pour qu'une solution soit mise sur papier en cas d'EDS, "en vain".

"Lors de la réunion du Comité supérieur de Concertation du 2 septembre prochain, nous demandons une solution urgente et concrète pour les personnes présentant des caractéristiques d'un EDS ou d'une psychose", réclame le SLFP, en pointant l'absence de toute formation nationale pour le personnel de la police intégrée sur la façon de gérer de tels cas. "Pas un seul dossier de reconnaissance n'a été soumis au Comité supérieur de Concertation, seul organe compétent."

Si aucune solution n'est proposée d'ici le 2 septembre, "nous recommanderons à nos membres d'appliquer les directives" déjà en vigueur depuis 2013 aux Pays-Bas.

Les circonstances ayant entouré la mort du passager slovaque Jozef Chovanec, en 2018 après une intervention policière musclée dans une cellule de l'aéroport de Charleroi Bruxelles-Sud, font débat depuis la publication la semaine dernière des images d'une caméra de surveillance.

Commission en cours

L'audition mercredi en commission de la Chambre du ministre de l'Intérieur Pieter De Crem a révélé qu'un médecin avait bien autorisé l'enfermement de Jozef Chovanec dans une cellule policière de l'aéroport, en vue de son audition prévue le lendemain matin. Mais l'état d'agitation du passager s'était empiré durant la nuit. Après avoir été maîtrisé par une équipe d'agents dans des circonstances controversées depuis la publication de la vidéo de l'intervention, le forcené s'était vu administrer un calmant par une équipe du SMUR, avant de faire un malaise cardiaque et d'être emmené inconscient à l'hôpital où il décédera trois jours plus tard.


►►► Lire aussi : affaire Chovanec : Jan Jambon informé dès mars 2018, il sera entendu à la Chambre


Le SLFP Police ajoute "qu'un tel cas n'est pas exceptionnel: un Polonais de 39 ans est décédé (mercredi) dans une cellule de police au commissariat de Bree, dans la zone de police de Carma. Une enquête sur les circonstances et une autopsie devraient apporter plus de clarté."

Décès suspect / Intervention policière mise en cause

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