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Tarmac

Demala : "J’ai dû vaincre ma timidité"

Demala était l’invité de Maxi ce mercredi.
02 févr. 2022 à 17:13 - mise à jour 03 févr. 2022 à 12:40Temps de lecture3 min
Par Johanna Bouquet
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Demala est le nouvel invité de "C’est quoi les bails ?", l’émission de Maxi. À l’occasion de la Belgian Music Week, Tarmac reçoit plusieurs artistes belges de la scène hip-hop. Demala est dans notre viseur depuis un petit bout de temps. On est séduit par sa voix de lover, son flow qui rappelle les heures de gloire du RnB, et ça fait du bien. Désormais signé dans un label indépendant, on dirait bien que 2022 pourrait être celle de la révélation.

Chez Maxi, il a interprété "Kante", son dernier single sorti l’année passée, intitulé ainsi en référence au joueur de football français. "Si c’est pas nous c’est qui, arrêtes de poser des questions", chante-t-il.

Demala a commencé à se lancer dans la musique avec des freestyles. Ce qui a su susciter l’intérêt d’un label indépendant Genisys.

Bientôt un EP

Et petit à petit, les choses avancent pour cette pépite de la scène belge. En effet, il a livré l’information en exclusivité à Maxi ce mercredi : après plusieurs singles qui ont bien marché, un premier EP serait actuellement dans le four et devrait voir le jour d’ici le mois de mai 2022. Quand on vous disait qu’il fallait suivre Demala. Et parce qu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, cet EP sera complètement en duo avec son binôme artistique, Stone.

Et comme Maxi sait mieux que personne comment obtenir des infos de la part de nos artistes : apprenez que le premier titre de cet EP devrait sortir et être clippé d’ici la fin du mois. Il s’appellera "Hésitant".

Le duo de ces artistes est assez intéressant : "le plan c’est qu’on est un binôme, on n’est pas un groupe mais on avance ensemble", nous explique Demala. "On a commencé la musique ensemble en 2017, chacun faisait aussi de la musique de son côté mais quand on s’associe on a une bonne alchimie".

Un parcours baigné par la musique

La musique a toujours été présente dans la vie de Demala. D’origine congolaise, c’est d’abord avec l’Eglise qu’il a ses premiers contacts avec la musique. Mais déjà tout petit, vers l’âge de 7 ans, il passait une partie de ses étés dans le studio de musique de ses cousins à Liège. "Je passais tous l’été dans un studio deux mois, à regarder les artistes, à force d’entendre les gens enregistrer et faire de la musique, ça a commencé comme ça", nous dit-il.

C’est aussi pour ça que son rap mélodieux est un véritable mélange des genres, entre beats urbains et rumba à la congolaise.

Mais, au début prendre la musique au sérieux, comme vraiment quelque chose qu’il peut faire, pour Demala ce n’est pas évident. D’abord, comme beaucoup de rappeurs, son premier amour c’était le foot. "Avant le foot avait la première place. Mais dans le foot, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus". "Mais la transition s’est faite naturellement, j’étais plus heureux à faire de la musique plutôt que du foot mais y a un parallèle entre les deux mondes notamment avec le côté de la compétition et le côté business".


►►► A lire aussi : L’histoire d’amour entre le rap et le foot


Mais bon, c’est pas parce qu’on se le dit que ça tombe directement et au début faut aussi avoir une petite voix intérieure qui nous dit "c’est possible".

"Comme j’étais très introverti, je me suis dit que j’allais seulement faire de la musique dans ma chambre. J’ai dû vaincre ma timidité. La première fois en cabine c’était un peu stressant mais je me suis dit, la musique, c’est ce que j’aime faire".

Dans son son "Kante", Demala dit "j’ai dû jeter mes cahiers". Ca fait référence à cette période de sa vie où il hésitait entre continuer les études ou bien se lancer sérieusement dans la musique. Ce moment du choix qu’il a dû fait il y a déjà 7 ou 8 ans. "Je faisais de la Science politique à l’ULB, mais je ne m’y retrouvais pas. Je suis quelqu’un de créatif, j’ai besoin de bouger. Je ne suis pas scolaire".

Restait à convaincre ses parents. "Là pour te dire, il n’y a même pas un an que je l’ai avoué à mes parents. Quand j’ai arrêté mes études, je ne leur ai pas dit que c’était pour la musique. Au début j’ai travaillé et je faisais de la musique à côté. Mais il ne fallait pas que je leur dise", raconte Demala.

Mais bon, après le premier clip, le bouche-à-oreille va vite. Si au début "mon père était dans le déni", finalement "ils ont fini par tout écouter".

Et, heureusement, la musique de Demala est sortie de sa chambre. D’ailleurs, on n’est pas les seuls à le penser puisqu’il a fait la première de Franglish en novembre dernier : "J’étais dans ma chambre et Stone m’a appelé et il m’a annoncé ça. Au début je devais faire la première partie de Stone et lui m’a appelé pour qu’on puisse prester à deux", ensemble.

Petit à petit Demala monte les marches. Ce qu’on sent de suite, c’est qu’il aime ce qu’il fait. Et que le talent est au rendez-vous. Il espère pour de "la réussite et surtout une évolution" de son parcours. On garde l’œil sur lui et c’est tout ce qu’on lui souhaite.

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