Justice

Démantèlement d’un réseau de trafiquants d’armes et de cocaïne par la police judiciaire fédérale de Bruxelles

Une partie des marchandises saisies

La section "grand banditisme" de la police judiciaire fédérale (PJF) de Bruxelles a procédé mardi dernier à sept interpellations lors de perquisitions menées en collaboration avec des enquêteurs français et avec l’appui des unités spéciales, dans le cadre d’une enquête sur une organisation criminelle active notamment dans le trafic international d’armes, a annoncé ce mardi le parquet de Bruxelles. Trois des suspects ont été placés sous mandat d’arrêt par un juge d’instruction.

Plusieurs membres de cette organisation criminelle utilisaient pour communiquer des appareils SKY ECC, un système permettant de crypter des messages mais décodé par les services judiciaires belges. L’analyse d’échanges a permis d’identifier et d’arrêter un agent de sécurité travaillant au port de Zeebruges. Il ouvrait l’accès au port afin de faciliter l’extraction de grandes quantités de cocaïne.

Lors d’une perquisition réalisée dans un appartement bruxellois, les enquêteurs ont mis la main sur 50 kg de cocaïne, pour une valeur marchande de 2,5 millions d’euros.

En outre, des équipes spécialisées dans la recherche de cachettes ont découvert près de 800.000 euros en espèces dissimulés dans un véhicule. Des armes de guerre, de poing et des uniformes de police ont aussi été saisis.

Les protagonistes arrêtés dans ce dossier étaient connus de la justice. L’un d’eux séjournait en Belgique sous une fausse identité et devait purger une peine de 10 ans de prison en France.

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