Régions Brabant wallon

Des élèves de l’Institut provincial d’Enseignement secondaire se mobilisent pour sauver leur option menacée de fermeture

Il manque deux élèves pour que l'option "Arts graphiques" soit sauvée.

© Hugues Van Peel - RTBF

Ils ne sont que huit en classe et pour que l’option Arts graphiques qu’ils ont choisie puisse être maintenue, ils doivent être dix. Il n’y a pas de dérogation possible. Le premier octobre, si le compte n’y est pas, ces élèves de cinquième de l’Institut provincial d’Enseignement secondaire (IPES) de Wavre devront se réorienter.

Ils ont donc décidé de se mobiliser. L’un d’eux, David, a récemment publié un message sur Facebook. Il explique pourquoi il a choisi cette option, ce qui lui plait dans cette école, l’ambiance qui règne en classe, l’engagement des professeurs. Ce message est comme une bouteille à la mer. David espère que d’autres jeunes le liront et viendront rejoindre le groupe.

"Il y a beaucoup d’options qui enferment la créativité des élèves, dit-il. Et pour moi, cette option est probablement la première qui libère la créativité. Il n’y a pas vraiment de règles à respecter pour les travaux, c’est plus notre imagination et notre créativité qui surpassent tout."

L'IPES, un tremplin

Plus tard, David voudrait rejoindre une école d’art et d’audiovisuel. L’option que propose l’IPES est un bon tremplin selon lui. Et les autres élèves partagent cet avis.

"Plus tard, je voudrais aller à La Cambre pour faire du stylisme, raconte Margot. Et l’IPES est la seule école qui a cette option pour l’art, c’est pour ça que je l’ai choisie."

Les arts graphiques, ce n’est donc pas un choix par défaut pour ces jeunes. Certains ont quitté leur école à la fin de l’année scolaire pour s’inscrire à l’IPES. Ils redoutent maintenant de ne pas être suffisamment nombreux.

"Quand on a inscrit notre fils à la fin de l’année, on nous avait dit qu’il y avait suffisamment d’élèves, explique Anne-Sophie, la maman de Quentin. Mais comme toujours, tout le monde ne vient pas, certains ont fait d’autres choix en dernière minute. Au début de l’année, ils n’étaient que cinq ou six en classe, on se disait que c’était peu mais on ne nous a pas mis en garde. Et puis la semaine passée, on a appris que l’option serait supprimée s’il n’y avait pas davantage d’élèves. Donc ça a été la douche froide. Le groupe a déjà commencé, il y a une super ambiance, les élèves sont motivés, avec des profs désireux de lancer cette option, donc ce serait vraiment triste que ça s’arrête là."

L’appel de David sur Facebook sera-t-il entendu ? Elèves et parents veulent y croire mais ils réfléchissent déjà à une solution, au cas où ça ne fonctionne pas : choisir une autre option ou changer d’école.

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous