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Des escrocs profitent de la disparition d'enfants pour demander des rançons

Photo d'illustration
17 déc. 2020 à 13:11Temps de lecture1 min
Par Belga

La police fédérale a dénoncé, jeudi, une pratique d’escrocs observée récemment dans plusieurs dossiers de disparition d’enfants. "Ils entrent en contact avec la famille de la victime et tentent de profiter financièrement de leur inquiétude, de leur chagrin et de leur désespoir", décrit-elle.

"Les escrocs contactent un membre de la famille de la personne disparue en utilisant un numéro de téléphone étranger et inconnu, via l’application WhatsApp, lorsque l’enquête est en cours depuis un certain temps. Ils affirment alors qu’ils ont enlevé la personne, qu’elle est en bonne santé mais a considérablement maigri, et qu’ils la retiennent prisonnière", explique la police fédérale.

"En échange d’une somme d’argent, pouvant atteindre environ 10.000 à 25.000 euros, la victime serait relâchée. En outre, ils menacent de s’en prendre à la personne détenue s’ils n’obtiennent pas l’argent. Les escrocs interdisent aussi aux membres de la famille d’informer la police. Ils exigent que le paiement soit effectué par l’intermédiaire de Western Union ou Neosurf, nouvel outil de paiement en ligne. Une enquête a révélé que les escrocs opèrent depuis l’Afrique", poursuit-elle.

C’est ce qui est arrivé à Lilium Velghe, dont le fils, Kevin Vanneste, a disparu en Corse en septembre 2018. Il ne s’est plus manifesté depuis. Lilium Velghe a été approchée par des escrocs via WhatsApp, selon la police.

"Dans un message rédigé en français, ils prétendaient détenir des informations sur la disparition de Kevin Vanneste. Ils ont exigé un transfert de 10.000 euros en échange de celles-ci et ont ajouté que madame Velghe devait éviter de parler à la police si elle voulait revoir son fils en vie", explique l’autorité policière.

Malgré ses hésitations et son incertitude, madame Velghe a pris la bonne décision. Elle a immédiatement contacté la cellule Personnes disparues et le service d’assistance aux victimes pour leur faire part des événements et leur demander conseil.

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