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Des feux d'artifice qui peuvent être vendus mais pas utilisés : le secteur grogne

Déguisements et pétards : ça fait pschit !

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30 déc. 2020 à 08:01 - mise à jour 30 déc. 2020 à 08:01Temps de lecture1 min
Par Martial Giot

Cette période de l’année est habituellement faste pour les artificiers. Mais aujourd’hui, ce sont l’incompréhension et la grogne qui dominent chez eux.

Tirer des feux d’artifice leur est interdit. Ils avaient déjà eu fort peu d’occasions de le faire depuis le début de la pandémie.

Ceux qui ont aussi un magasin peuvent l’ouvrir. Mais les particuliers qui achèteraient leurs produits ne peuvent pas les utiliser, à l’exception des plus petits feux d’artifice, ceux de type F1, les moins chers et les moins rentables.

Pour Terence Renier, artificier, plusieurs fois champion de Belgique, et vendeur de feux d’artifice à Huy, c’est une aberration : "On est en train de détruire notre secteur. On avait le seul espoir de minimiser la casse avec la vente aux particuliers. Et là, interdire l’utilisation c’est, quelque part, nous enlever tout espoir et perspective de s’en sortir. Quand le gouvernement interdit l’utilisation d’un produit mais n’en interdit pas la vente, pour moi, c’est pour créer une psychose autour du produit de manière à ce que les clients ne viennent plus le chercher et c’est une façon de ne pas fermer notre secteur pour que nous ne puissions pas réclamer des indemnités.".

"Dans mon cas, là, à cette période-ci, on fait 52% de notre chiffre d’affaires.", précise Terence Renier, dans son magasin bien vide ce mardi sur le coup de 15 heures, "C’est simple, il n’y a personne. Je vais perdre entre 10 et 15.000 euros par jour. En Belgique, on est 300 commerces de détail de feux d’artifice, artificiers ou même grossistes. On est tous dans la même situation. Le droit passerelle nous permet tout juste de mettre à manger dans notre assiette et de payer nos loyers. On a des indemnités régionales. J’ai touché à ce jour 13.500 euros d’indemnités régionales et je sais que je ne toucherais plus rien d’autre. 13.500 euros pour des centaines de milliers d’euros de perte de chiffre d’affaires."
 

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