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Des files devant le centre de Testing de Jambes : le coup de gueule d'un médecin excédé

Files devant le centre de Testing de Jambes : le coup de gueule d'un médecin excédé
12 oct. 2020 à 09:08 - mise à jour 12 oct. 2020 à 09:08Temps de lecture1 min
Par Juliette Hariga

Vous avez entendu les chiffres du covid ce matin… Vous avez constaté qu’ils poursuivent leur ascension inquiétante…
Cela se ressent dans les centres de testing. Les files s’allongent de jour en jour. Au centre de Testing de jambes, la police a dû intervenir vendredi pour refouler du monde. Les files de voitures remontaient jusqu’à l’autoroute. Ce week-end le centre a ouvert plus tôt et a triplé ses équipes pour répondre à la demande. 620 personnes se sont fait tester samedi ! Une situation qui attriste et met en colère Dominique Henrion le médecin coordinateur du centre. "L’idée des mesures barrières et des restrictions, c’est que le virus ne circule de personne en personne. Le testing n’est que l’examen de rattrapage. Selon moi, l’affluence maximale dans les centres de testing n’est que le reflet de notre échec à maintenir les gestes barrières. Je pense que c’est vraiment ça. C’est vraiment le drame du virus qui continue de se propager".

Une situation qui inquiète le médecin coordinateur. " On est un peu dépité. En sachant que le taux de positivité est très important pour l’instant, 15 à 25%, ce qui veut dire que sur une affluence de 600 personnes, un quart sera positif au covid et dans cette portion, on va avoir tous les jours, une ou deux personnes qui vont se retrouver aux soins intensifs ou qui vont même mourir. Si vous vous retrouvez dans la file du testing chez nous à Jambes, sachez que l'un d’entre vous va mourir, et ça fait froid dans le dos."

Le médecin qui rappelle que les séquelles du covid, même lorsqu’on a eu une forme "bénigne" de la maladie, sont nombreuses. "Il y a des gens qui gardent longtemps une perte du goût et de l’odorat et cela a des conséquences importantes sur la qualité de vie. Il y a des gens qui gardent une grande fatigue, un essoufflement alors qu’ils ont eu un covid modéré et qu’ils n’ont pas dû être hospitalisés. Je pense que jouer le jeu d’une immunité forcée ou collective, c’est un jeu vraiment très dangereux".

 


 

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