Des hydrocarbures s'écoulent d'un navire échoué à Maurice

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07 août 2020 à 14:14 - mise à jour 07 août 2020 à 14:14Temps de lecture1 min
Par Nicolas Gillard

Une marée noire va-t-elle s’inviter sur les plages du sud de la très touristique Maurice ? La situation est délicate, depuis qu’un navire est venu s’échouer sur un récif de l’île, pas très loin des côtes.

Le bateau, qui appartient à un armateur japonais, mais qui bat pavillon panaméen, n’a pas de suite été signalé accidenté. Il a fallu, selon les autorités mauriciennes, attendre deux longues semaines avant d’être mis au courant d’une fissure constatée dans le navire. Entre le 25 juillet, date de l’échouage et hier donc, les autorités de l’île n’ont rien su du danger que le bateau représentait, lorsqu’il a commencé à prendre l’eau, en s’affaissant vers l’arrière.

De la terre ferme, habitants et touristes contemplent l'angoissant spectacle : du navire échoué s'échappent des hydrocarbures. Les plages environnantes sont interdites.
De la terre ferme, habitants et touristes contemplent l'angoissant spectacle : du navire échoué s'échappent des hydrocarbures. Les plages environnantes sont interdites. DEV RAMKHELAWON - AFP

Vraquier en détresse 

Le bateau en détresse est un vraquier. Comme son nom l’indique le vraquier est dédié au transport de marchandises solides en vrac. Dans le métier, on l’appelle le "cheval de trait des mers". Or, au moment de l’accident, le vraquier ne transportait rien : ni sable, ni céréales. Il était en revanche chargé de 3800 tonnes d’huile lourde et de 200 tonnes de diesel. Ce sont ces hydrocarbures qui s’écoulent de la fissure. Et qui font craindre le pire.

Plages interdites 

Les autorités mauriciennes accusent le coup : elles affirment ne pas être suffisamment équipées pour affronter le problème. Elles s’en remettent aux autorités françaises de l’île de la Réunion voisine pour pomper les hydrocarbures dont les tentatives se sont révélées jusqu’ici infructueuses, comme toute tentative de stabilisation du navire.

En attendant, public et habitants ont été invités à éviter de s’aventurer sur les plages environnantes ou dans les lagons aux alentours. La criante, désormais, est celle que le bateau ne se brise : ce qui accélérerait de manière drastique la fuite des carburants.

 

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