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Des parkings vélos ou des bancs en test dans les rues de Bruxelles ? C’est désormais possible avec les parklets

Un exemple de parklet aménagé en terrasse durant la pandémie à Manhattan Beach, en Californie aux Etats-Unis

© AFP or licensors

19 oct. 2022 à 04:02Temps de lecture2 min
Par Bruno Schmitz

Faut-il installer des bancs dans une rue ? Ou plutôt des arceaux pour parquer des vélos ? Et si cela ne plaît pas aux habitants ?
Pour répondre à ces questions, la Ville de Bruxelles vient de se doter d’une dizaine de parklets. Des installations qui permettent de tester certains aménagements, avant de faire des travaux définitifs.
 

Pour des vélos, pour des bancs ou pour un peu ce qu’on veut

Un parklet, c’est une grosse plaque d’environ trois mètres de long et presque deux de large. Une plaque qu’on pose le long de la rue sur des places de parking. Elle prolonge en quelque sorte le trottoir. On peut la déplacer assez facilement, mais en même temps elle est assez solide pour pouvoir être aménagée.


En clair, on va pouvoir déposer des éléments dessus. "Nous avons actuellement un parklet installé rue de la Senne sur lequel il y a des bancs et de la verdure", explique l’échevin bruxellois de la mobilité, le Groen Bart Dhont. "Nous en avons aussi placé Place de la Veille Halle aux blés où, là, ils servent de parkings vélos".
La Ville de Bruxelles a donc fixé des arceaux en métal sur la plaque pour tester si ces parkings sont nécessaires et conviennent à cet endroit. Et ce test pourrait durer plus ou moins longtemps. "Ça dépend un petit peu. Si on voit que c’est bien accueilli dans le quartier, cela peut rester longtemps. Si on voit par contre qu’on a un retour plutôt négatif, on va organiser une réunion avec les riverains pour voir ce qu’on fait. Est-ce qu’on le pérennise ou est-ce qu’on le reprend et on le met ailleurs" ?

Ça peut permettre aussi de se dire : bon, maintenant je sais que j’ai un parking sécurisé à cet endroit, donc je vais y aller à vélo parce que c’est plus simple. Il y a un double avantage

Selon les défenseurs du vélo, ces parklets seraient donc une bonne solution pour installer plus de parkings vélos aux endroits où il y a un besoin. "D’abord, c’est vrai qu’un placement temporaire, cela évite pas mal de travaux plus lourds pour installer des arceaux au sol. C’est facile à mettre en œuvre", explique Gael de Meyere, porte-parole du Gracq, le groupement des cyclistes au quotidien. "Ça peut permettre aussi de se dire : bon, maintenant je sais que j’ai un parking sécurisé à cet endroit, donc je vais y aller à vélo parce que c’est plus simple. Il y a un double avantage".
Des parklets qui ont un coût non négligeable. "Il faut que ce soit du solide et que ce soit durable dans le temps, si on veut pouvoir les changer plusieurs fois de place", ajoute l’échevin Dhont. Au lancement du projet, fin 2020, la Ville avait budgétisé 140.000 euros pour acheter quatre exemplaires. Ces parklets sont déjà présents dans de nombreuses autres villes dans le monde. Ils ont notamment servi à étendre pas mal de terrasses de cafés et restaurants durant la pandémie, lorsqu’on devait limiter le nombre de clients à l’intérieur.

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