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Nous ouvrons le douzième chapitre de Sous Couverture en compagnie d’Aliénor Debrocq et d’Étienne Verhasselt. Au menu du jour : une hirondelle, Jack Kerouac, l’amour, toujours l’amour Entre autres !

Aliénor Debrocq pour “Maison miroir”, éd. du Rouergue, 2022

Thierry Bellefroid accueille sur le plateau de Sous Couverture, l’auteure belge Aliénor Debrocq qui vient de faire paraître aux éditions Rouergue un 4e roman, " Maison Miroir ". Elle y confronte deux familles vivant dans deux habitations jumelles. La cloison qui les sépare laisse passer les rires et les cris. D’un côté il y a Rose, qui vient de perdre son bébé en cours de grossesse, avec son mari et leur petite fille, Boucle d’Or ; de l’autre, il y a Nour la rebelle, issue d’une famille nombreuse marocaine. Aliénor Debrocq, à travers la cohabitation de ces deux familles, aborde l’émancipation féminine et la manière dont deux femmes vont remettre en question leur façon de vivre.

 Étienne Verhasselt pour “Après l’Éternité”, éd. Le Tripode, 2022

Thierry Bellefroid s’entretiendra aussi avec Etienne Verhasselt sur son livre de nouvelles " Après l’éternité " (Editions Le Tripode). L’auteur belge y rassemble des histoires farfelues, qui rendent hommage à l’imaginaire et déploient l’absurde dans toute sa splendeur. Il s’agit du troisième recueil de nouvelles d’Étienne Verhasselt, sidérant de sensibilité et d’humour.

La “Book-Box” de Lucile Poulain : “L’Amour. Coffret l’essentiel” de Laurent Bolard – éd. Hazan, 2022

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Cette jolie mélodie devenue célèbre grâce à une publicité est sans conteste le morceau le plus populaire du groupe Pink Martini, composé en 1997. Les deux premiers vers sont issus d’un court poème de Guillaume Apollinaire de 1913 intitulé " Hôtel ".

L’amour, l’amour toujours l’amour ! Certains s’en moquent, d’autres le bafouent, il vous croque ou vous rend fou… Victor Hugo écrivait dans " L’art d’être grand-père " que " Dieu n’a fait l’univers que pour faire l’amour " et on a bien envie de le croire puisque concrètement, une des seules différences entre l’espèce humaine et les cochons, c’est le feu de la passion / L’amour c’est la sempiternelle source d’inspiration de tous les artistes, toutes époques confondues, et c’est pour ça que je vous ai concocté un bijou de toute beauté pour célébrer les amours torrides de l’été qui arrive.

Du célèbre " Adam et Eve au Paradis " jusqu’au Verrou, qu’on peut réinterpréter à souhait tant il est ambigu, en passant par le Berceau de Berthe Morisot, la peinture a su capturer les nuances de l’amour sous toutes ses formes au fil des siècles. Qu’il soit maternel, passionnel, symbolique, érotique, non réciproque ou éternel, il existe au moins un tableau pour chacune de ses facettes.

Dans ce coffret assez original – oui on a un peu envie de jouer de l’accordéon avec – vous allez découvrir ou redécouvrir les tableaux qui ont fait sensation lors de leur exposition, tantôt impressionnants par leur exécution, tantôt choquants, décadents, subjuguants / et dont le sujet est encore et toujours l’amour avec un grand A.

La chronique de Gorian Delpâture : "L’océan est mon frère" de Jack Kerouac, éd. Gallimard, 2022

C’est un roman écrit par Kerouac en 1942. Il a 20 ans. Et il s’inspire ici de sa propre expérience dans la marine marchande. Le roman débute à New York et suit un jeune marin de 27 ans, Wesley, qui dépense sa paie dans les bars new-yorkais. Il finit par rencontrer un jeune prof de littérature à l’université, Bill, qui décide sur un coup de tête de s’engager lui aussi dans la marine. Wesley et Bill vont se rendre en stop jusqu’à Boston pour monter à bord d’un cargo en direction du Groenland. Le roman de Kerouac est inachevé. Il ne l’a pas terminé à l’époque et il n’a même pas jugé bon de le présenter à des éditeurs parce qu’il n’en était pas satisfait.

La chronique de Michel Dufranne : “Terra Nullius” de Victor Guilbert, éd. Hugo Thriller, 2022

Hugo Boloren a perdu la bille. Celle qui l’accompagne dans ses enquêtes et qui fait "ding" pour le mettre sur la bonne piste. Alors il erre dans le commissariat, neurasthénique, au grand dam de Lulu la stagiaire. Même ses carrés de chocolat échouent à le remettre d’aplomb. Il est temps de changer d’air. Justement, le commissaire Grosset a obtenu pour la mère d’Hugo un rendez-vous dans la clinique lilloise d’un spécialiste de la maladie d’Alzheimer. La veille du départ, Boloren apprend qu’un garçon d’une dizaine d’années, Jimcaale, vient de se faire agresser dans une immense décharge publique coincée à la frontière franco-belge et jouxtant un étonnant camp de laissés-pour-compte. L’instinct d’Hugo lui murmure d’aller jeter un œil à cette intrigante Terra Nullius, un territoire sans maître ; sans se douter que l’attend là-bas l’affaire criminelle la plus sordide de sa carrière.

La chronique de Caroline Etienne : “P’tite hirondelle” de Dominique Zachary – Ed. Kiwi, 2022

Paola Ortiz et sa fille Finette vivent dans un village des Pyrénées-Orientales. Paola est garagiste, mais pour combien de temps encore ? La Mecanette, comme on l’appelle affectueusement, doit faire face aux grandes concessions automobiles ! Heureusement, elle peut compter sur ses clients fidèles et puis chez elle-même si, il n’y a pas de petit café et de salles d’attente mais juste un garage sens dessus dessous, on peut encore passer à l’improviste et réparer son véhicule sans que cela ne coûte trop cher.

Avec le retour des beaux jours, les hirondelles sont de retour et ça, cela ravit la mère et la fille ! Bien évidemment, un garage avec des nids d’hirondelles, ce n’est pas au goût de tout le monde !

Et puis, une nuit, les nids sont saccagés.

La chronique surprise : Sophie Breyer, avec “Les furies”, de Lauren Groff, éd. Points, 2017

" Le mariage est un tissu de mensonges. Gentils, pour la plupart. D’omissions. Si tu devais exprimer ce que tu penses au quotidien de ton conjoint, tu réduirais tout en miettes. Elle n’a jamais menti. Elle s’est contentée de ne pas en parler. "

Ils se rencontrent à l’université. Ils se marient très vite. Nous sommes en 1991. À vingt-deux ans, Lotto et Mathilde sont beaux, séduisants, follement amoureux, et semblent promis à un avenir radieux. Dix ans plus tard, Lotto est devenu un dramaturge au succès planétaire, et Mathilde, dans l’ombre, l’a toujours soutenu. Le couple qu’ils forment est l’image-type d’un partenariat réussi.

Mais les histoires d’amour parfaites cachent souvent des secrets qu’il vaudrait mieux taire. Au terme de ce roman, la véritable raison d’être de ce couple sans accrocs réserve bien des surprises.

La chronique de fin de Thierry Bellefroid, "Réflexions sans miroir – 5000 aphorismes", de Ivan O. Godfroid, éd Cactus Inébranlable, 2022

Si la vie était une phrase – une simple phrase –, la vie serait un aphorisme. Si le meilleur de l’existence tenait en quelques mots, choisiriez-vous amour, gastronomie et imagination ? Et si, déjà, les lanceurs d’alerte avaient divulgâché les proverbes pour demain ?

Si l’exposé d’idées nouvelles nécessitait de nouveaux mots, ils s’écriraient omégalyse, erreur alpha, numériquarchie, et puis complexe de Rimbaud, Félinconscient, sombritude ou encore théorie des mues existentielles. Si l’industrie tombait le masque, nous l’appellerions industrUie (mais les cons resteraient tout aussi nombreux). Et si l’exploration du singulier conduit bien à l’universel, la compréhension du monde entier doit éclairer chaque personne.

Sous couverture

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