Deux Belges sur trois ont annulé ou reporté un grand projet de vie en 2020, à cause du Coronavirus

19 sept. 2020 à 06:00Temps de lecture2 min
Par Constance Lecomte

68% des Belges avaient l’intention de lancer un projet de vie ou d’effectuer un achat important cette année. 65% y ont renoncé, selon une enquête menée par la banque digitale N26. La principale cause, le Coronavirus. Virginie, Yannick, André, Alison et Arnaud sont dans ce cas.

Comme 21% de Belges, Virginie et son papa Yannick ont dû annuler de belles vacances à cause du Covid-19. Ce voyage, il l’avait planifié depuis plus d’un an. Pour fêter sa retraite, Yannick voulait emmener toute sa famille au Canada.J’étais propriétaire d’une société que j’ai remis en 2018. Et je m’étais promis que si je remettais dans les conditions que je voulais, j’offrirais un voyage à toute ma famille et mes enfants.

Même si la compagnie aérienne n’avait pas annulé leur voyage, la famille ne serait pas partie. “Quand on planifie des vacances comme celles-ci durant un an, si c’est pour voyager dans des conditions qui ne sont pas agréables et être bloqués sur des activités, ça ne vaut pas la peine. Autant attendre l’année prochaine”, nous explique Virginie.

Désormais la famille se demande quand elle pourra reporter son voyage. Elle redoute aussi que les prix n'augmentent. Le montant investit est déjà très élevé, la famille espère ne pas perdre trop d’argent avec tous ces changements. 

En moyenne, deux Belges sur cinq ont perdu 750 euros par personne, suite à l’annulation d’un projet de vie. Des chiffres toujours issus de l’enquête menée par la banque digitale N26.

Virginie et son papa se remémorent le voyage qu’ils auraient dû faire en août.
Virginie et son papa se remémorent le voyage qu’ils auraient dû faire en août. RTBF

Erasmus à distance

Faire son Erasmus en ligne, cela paraît cocasse mais c’est pourtant la réalité d’André. Il aurait dû faire sa rentrée académique en Espagne, à l’Université DeustoLe pays classé rouge par les autorités belges, il n’a pas été autorisé à s’y rendre.

André n’a pas pour autant renoncé à son Erasmus. Il a décidé de suivre les cours à distance dans son kot situé à Louvain-la-Neuve. Ça reste une expérience. J’ai des cours en anglais et en espagnol. C’est dépaysant. C’est quand même des cours que je n’aurais pas eus ici, à l’UCL. Donc je pense que ça pourrait être quelque chose de positif malgré le fait qu’il n’y aura pas tout ce côté social que l’on attend principalement de ce type d’expérience”, nous explique André.

Pour lui, l’Erasmus sera donc en distanciel, pour d’autres, il est possible de le reporter au second quadrimestre. Si la situation sanitaire le permet.

André participe en ligne aux cours qu’il aurait dû suivre en Espagne durant son Erasmus.
André participe en ligne aux cours qu’il aurait dû suivre en Espagne durant son Erasmus. RTBF

Se marier coûte que coûte

Alison et Arnaud auraient dû célébrer leur mariage avec 75 invités. Dix ans qu’ils sont ensemble, un an qu’ils préparent leur mariage. Malheureusement, le Covid-19 est passé par là. Déçus, comme des milliers d’autres couples, ils ont dû reporter la cérémonie, la fête et le voyage de noces.

Mais le Coronavirus n’aura pas eu raison de leur détermination à se marier. Passés de 75 à 10 invités, ils célébreront leur mariage à la commune.

Cela fait 10 ans qu’on est ensemble, on avait ce besoin d’officialiser notre relation. C’était important. C’était une date symbolique. On s’est demandé pourquoi le reporter alors qu’on peut le faire avec notre famille très proche ? Donc on s’est mis d’accord à deux pour garder la commune. En plus, on s’était dit que si jamais la situation ne se calmait pas, imaginons qu’il y ait une seconde, troisième ou quatrième vague, on n’avait pas envie de reporter à chaque fois”, nous confie Alison.

L’avenir étant donc incertain, le couple ne souhaitait pas repousser indéfiniment l’officialisation de leur union.

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