Economie

Deux milliards de paiements électroniques, nos habitudes de paiements changent

Le focus

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Les Belges ont franchi pour la première fois, durant la dernière semaine du mois de novembre, le cap des deux milliards de paiements électroniques au cours de la même année au moyen des modes de paiement Bancontact et Payconiq, annonce lundi Bancontact Payconiq Company.

La barre symbolique du milliard de transactions avait quant à elle été franchie en 2010. "On a mis 30 ans avant d’atteindre un milliard de transactions, et en un peu plus de 10 ans, on a atteint deux milliards de transactions. Le mouvement des paiements électroniques s’accélère donc très fort", appuie Nathalie Vandepeute, la CEO de Bancontact Payconiq Company, dans Matin Première.

Le covid comme booster

Les Belges ont réglé, durant le mois d’octobre 2022, 81,5% de leurs paiements mobiles en ligne avec Bancontact ou Payconiq, et 18,5% par carte avec un lecteur de carte. "La différence par rapport à la période pré-Covid est énorme : en octobre 2019, la proportion de paiements mobiles en ligne n’était encore que de 55% contre 45% par carte et lecteur de carte", souligne la société de paiements électroniques.

"Dans ces deux milliards de transactions, il y a un milliard de transactions qui se font sans contact avec la carte Bancontact", confirme Nathalie Vandepeute, sans insérer de carte dans le terminal du magasin. Juste en faisant ce qu’on appelle tap and pay en anglais, donc on tapant sa carte contre le terminal, commente la patronne de Bancontact Payconiq Company. En dessous de 50 €, vous ne devez pas non plus rentrer de code PIN.

Et la deuxième grande tendance qu’on voit, ce sont les paiements avec le smartphone, via notre application Payconiq by Bancontact ou via une application bancaire qui a intégré nos produits Bancontact ou Payconiq".

Le code QR est également en train de rentrer dans les habitudes.

La crise énergétique n’a pas (encore ? ) eu d’impact

Record de transactions, cela veut dire que nous continuons à consommer beaucoup. Il n’y a en tout cas aucun impact de l’inflation sur le nombre de transactions. Et sur les montants ? "C’est un peu tôt, analyse Nathalie Vandepeute. En tout cas, sur le nombre de transactions, on n’en voit pas. On a quand même une croissance de 15% par rapport à l’année dernière. Maintenant, sur le montant des transactions, on le verra à mon avis dans les mois qui suivent. Probablement que le montant des transactions sera moins élevé. Mais nous, ce qu’on regarde, c’est évidemment le nombre de transactions".

L’avenir, c’est le paiement via le téléphone

Avec la multiplication des paiements via le téléphone portable, la carte bancaire, qui existe depuis 40 ans, devient-elle obsolète ?

"C’est clair que pour moi, l’évolution, c’est vraiment les paiements mobiles, donc les paiements avec le smartphone, ajoute Nathalie Vandepeute ; le smartphone remplacera de plus en plus le portefeuille physique. Par exemple, dans notre application, vous pouvez déjà enregistrer vos cartes de fidélité, vous pouvez enregistrer vos cartes chèques-repas et payer avec vos cartes chèques repas. À mon avis, c’est ça l’avenir."

Un monde sans cash ?

Plus de paiements mobiles ou globalement électroniques, cela veut-il dire que le cash est en train de disparaître ? Pour la CEO de Bancontact Payconiq Company, l’objectif est un monde avec moins de cash, pas un monde sans cash. "Je crois que le cash ne disparaîtra pas, mais en tout cas, le nombre de transactions en cash va continuer à diminuer d’année en année. On a vu une grosse diminution des retraits aux distributeurs pendant la pandémie et on voit que ça se stabilise maintenant un peu".

Moins d’argent liquide en circulation, cela implique la diminution du nombre de distributeurs de billets. De nombreuses communes se plaignent parfois de la disparition complète de distributeurs à des dizaines de kilomètres à la ronde. Voilà qui met plus de pressions sur les usagers de l’argent liquide.

Et quid de la question de la sécurité ? Je dirais que le cash n’est pas 100% de sécurité. Vous risquez quand même de vous faire voler quand vous avez du cash sur vous. Deuxièmement, je crois que le cash a aussi un coût pour la société et ça a été prouvé, ça a été étudié et analysé. Je crois donc que c’est plutôt une évolution positive que le nombre de paiements électroniques continue à augmenter, conclut Nathalie Vandepeute.

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous