Nations League - Foot

Diables Rouges, l’ouverture de Pierre Deprez : Ça reste secret mais les Diables se sont dit les vérités

Nations League : Dans son ouverture, Pierre Deprez revient sur le match Belgique-Pologne et sur la mise au point des Diables Rouges.

© Belga

Le tour d’honneur que les Diables se sont offert au coup de sifflet final nous dit beaucoup. Ils l’ont appuyé de l’une ou l’autre " Ola ", l’ont enrichi de quelques pauses pour communier avec leurs supporters. Bien sûr, c’était pour se faire pardonner de les avoir fait souffrir lors de la débâcle contre les Pays-Bas. Mais ce n’est pas la seule raison.

Ils ne le diront pas mais pour eux aussi c’était un sacré soulagement. Après l’humiliation de vendredi, de retour à Tubize, ils se sont parlé, se sont dit les vérités qu’il fallait entendre, ont pris des décisions importantes. Eden Hazard ajoutera "On s’est dit des choses importantes, mais ça restera entre nous".

Une prestation à nouveau digne d’une équipe du top mondial

Ce que les joueurs se sont raconté entre quatre yeux, on ne le saura peut-être jamais, mais ça s’est vu sur le gazon royal : intensité, pressing, solidarité défensive, combinaisons courtes et rapides vers le but polonais, jeu vertical, audace, vitesse, et on en passe. Et 6 buts !

Et ce n’est pas seulement en 2e mi-temps (lorsque les Polonais étaient résignés ou fatigués) que les Belges ont été séduisants. Non, la première période était déjà de haute tenue, avant (comme après, d’ailleurs !) le but de Lewandowski.

Certaines attitudes parlent plus et mieux que les discours. Par exemple, en début de match, lorsque Kevin De Bruyne (métamorphosé par rapport à vendredi) place une accélération et qu’il est séché par Grzegorz Krychowiak, 6 à 7 Diables fondent comme un seul homme sur l’arbitre pour le pousser à sortir le carton.

L’ouverture du score par Robert Lewandowski à peine actée, les offensives noires-jaunes-rouges reprennent de plus belle, signe d’une confiance et d’une détermination intactes. "Nous n’avions aucun doute sur l’issue de la rencontre " dira le sélectionneur en conférence de presse.

Sur le 2-1 (but de KDB), le geste rageur et triomphant de Roberto Martinez est parlant lui aussi. Il ne le dira pas, mais il a souffert (et râlé) depuis la victoire des troupes de Louis Van Gaal.

6 buts, sans Romelu Lukaku, et aucun signé Batshuayi

A 3-1, le match est plié, les Polonais n’y sont plus. Et pourtant les N2 mondiaux continuent à presser, à courir, tout en effectuant les efforts défensifs parfois nécessaires. Et vont encore en inscrire 3, comme pour mieux laver l’affront orange. Elle est où alors la fatigue d’une saison excessivement longue ?

Lorsqu’Eden Hazard (65e) et Kevin De Bruyne (74e) sortent, l’accolade soutenue de Martinez, renforcée par des mots à l’oreille, témoigne de l’importance du résultat forgé hier soir, et ce malgré la faiblesse de l’adversaire.

Enfin, le sublime 2e but de Leandro Trossard et celui, impressionnant aussi, signé par Leander Dendoncker témoignent clairement de la confiance et de l’envie qui habitaient (ou plutôt qui animaient) ce groupe.

En prestant ainsi, on ne saura jamais ce que cette équipe aurait forgé comme résultat contre les Pays-Bas d’il y a 5 jours, mais on se réjouit déjà du match retour en septembre.

Belgique - Pologne : 08 juin 2022 (6-1)

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Articles recommandés pour vous