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A portée de mots

Didier van Cauwelaert et "L'inconnue du 17 mars" : "C'était une nécessité vitale d'écrire pendant le confinement"

Didier van Cauwelaert et "L'inconnue du 17 mars" : "C'était une nécessité vitale d'écrire pendant le confinement"

Prix Goncourt 1994, Didier van Cauwelaert est l’auteur de nombreux romans et essais, vendus à plusieurs millions d’exemplaires dans une trentaine de pays. Avec le Dictionnaire de l’impossible, Au-delà de l’impossible et Les Émotions cachées des plantes, il a bouleversé en profondeur nos rapports à la science et à l’extraordinaire. En tant que metteur en scène, il a réalisé pour le cinéma J’ai perdu Albert. Il est l’invité d’Axelle Thiry dans l’émission A portée de mots pour parler de son nouveau roman, L’inconnue du 17 mars, paru chez Albin Michel.

Ecrire, une nécessité vitale

Ce roman, L’inconnue du 17 mars, a été rédigé dans des conditions bien particulières. Comme l’explique Didier van Cauwelaert, l’écriture de ce roman s’est imposée à lui comme une nécessité face au confinement annoncé en mars dernier.

"Ce n’est pas le confinement en soi qui me gênait, en tant qu’écrivain, je sais ce que c’est que de me couper du monde pour me consacrer à une œuvre, mais je n’avais pas d’œuvre en cours, je venais de terminer un livre qui était programmé pendant la période du confinement et qui sortira donc plus tard. J’ai ressenti une nécessité de vivre une autre réalité que cette privation de liberté qu’on nous imposait."

Transformer cette période anxiogène et en faire quelque chose de positif, c’était tout l’intérêt et l’objectif de Didier van Cauwelaert en écrivain L’inconnue du 17 mars. Dans le roman, le narrateur est un sans-abri qui raconte ce qui va se passer pour lui pendant le confinement. Il nous raconte aussi le regard que les autres portent sur lui, un regard qui change tout à coup : il devient une sorte de privilégié, le rapport de point de vue est complètement inversé. Et le narrateur se retrouve à posséder le plus grand des pouvoirs, celui de ne rien posséder et donc de ne rien avoir à perdre.

Un entretien à découvrir ci-dessous

Didier van Cauwelaert nous parle de son livre L'inconnue du 17 mars au micro d'Axelle Thiry.

Un conte philosophique

Didier van Cauwelaert et "L'inconnue du 17 mars" : "C'était une nécessité vitale d'écrire pendant le confinement"

Il fallait que la planète ferme pour que les cœurs s’ouvrent.

Le 17 mars 2020, par la grâce d’un virus, un sans-abri se retrouve confiné avec une créature de rêve. Est-ce la femme qui jadis enflamma son adolescence, une mythomane, une perverse manipulatrice, ou une ultime chance de survie ? Et si le sort du genre humain dépendait de la relation qui va se nouer, dans une maison à l’abandon, entre un ancien prof de 35 ans brisé par l’injustice et une exilée en manque d’amour ?
Avec ce conte philosophique irrésistible et poignant, au cœur d’une actualité bouleversant tous nos repères, Didier van Cauwelaert entraîne nos peurs, nos détresses, nos colères dans un tourbillon de révolte, de joie libératrice et d’espoir.

Programmation musicale :

Michel LEGRANDThe summer knows. Stefano Bollani, Jesper Bodilsen, Morten Lund. ECM.

Frank SINATRAL.O.V.E.

Wolfgang Amadeus MOZARTLe deuxième mouvement du Concerto n°20 en ré mineur KV 466. Jan Lisiecki et l’Orchestre symphonique de la radio bavaroise sous la direction de Christian Zacharias. DG 4790061.

Johannes BRAHMSDanses Hongroises n°1 (transcription Joseph Joachim) et 5 (arrgt). Daniel Hope et Royal Stockholm Philharmonic Orchestra sous la direction de Sakari Oramo. DG 4779301.

Giuseppe VERDILa Traviata : Lunge da lei… De miei bollenti spiriti… O mio rimorso. Jonas Kaufmann & Prague Philharmonic Orchestra sous la direction de Marco Amiliato. DECCA.

Aram KHATCHATURIANDanse du sabre pour violon et ensemble instrumental. Roby Lakatos, Ernest Bango. DG 457879-2.

Production et présentation : Axelle THIRY

Réalisation : Marion GUILLEMETTE

 

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