Double Shot : ​​​​​​​Cocaine

Double Shot

© jj cale

"Cocaine" fait partie de ses chansons dont on se demande qui l’a interprétée en premier. C’est un peu l’histoire de l’œuf et de la poule ! Désormais devenu un classique, c’est J.J.Cale qui le premier l’a chanté en 1976. Il figure en face B de son single "Hey Baby" et est sorti sur l’album "Troubadour" sur le label Shelter. Cette version atteignit le numéro 1 en Nouvelle-Zélande et y devint le 7e single le plus vendu de 1977.

J.J.Cale est un artiste important, discret… Mais important ! Même s’il a toujours évité les feux de la rampe, John Weldon " J.J. " Cale (5 décembre 1938 – 26 juillet 2013), guitariste, chanteur, auteur-compositeur américain a influencé musicalement de grands noms tels que Mark Knopfler, Neil Young et Eric Clapton, qui disait de lui qu’il était l’un des artistes les plus importants de l’histoire du rock. On le considère comme l’un des pères fondateurs du Tulsa Sound, un genre musical assez vaste puisque regroupant des influences de genres différents tels que le blues, le rockabilly, la country et le jazz. En 2008, J.J.Cale, tout comme son compère et fan Clapton, reçurent un Grammy Award pour leur collaboration sur l’album ''The Road to Escondido''.

J.J. CALE COCAINE

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Eric Clapton - Cocaine live

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Vous l’avez compris, c’est bien Eric Clapton qui a popularisé " Cocaine " via son album " Slowhand " (son surnom) de 1977. Cette version était produite par Glyn Johns. Une version live, de l’album " Just One Night ", sortit en 1980 en face B de " Tulsa Time " et atteignit le numéro 30 du Billboard Hot 100. Ce n’est pas le seul morceau de JJ Cale que reprendra Clapton, souvenez-vous de " After Midnight " et de " Travelin’Light " entre autres. Et il faut bien avouer que, parmi toutes les fabuleuses chansons interprétées par Clapton, " Cocaine " est une de ses meilleures.

Eric Clapton - After Midnight - CLIP

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Eric Clapton - Travelin' Light, USA, Jun 22, 2001

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Line Up : Eric Clapton – lead vocaux, guitare ; George Terry – guitare ; Dick Sims – claviers ; Carl Radle – basse ; Jamie Oldaker – drums, percussions ; Mel Collins – saxophone ; Yvonne Elliman – backing vocaux ; Marcy Levy – backing vocaux, duo sur "The Core"

Production : Glyn Johns – producteur, ingénieur du son ; El & Nell Ink. (David Stewart, Nello) – art direction et design ; Jonathan Dent – artwork ; Andy Seymour – photo pochette intérieure ; Watal Asanuma – photo pochette extérieure

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Eric Clapton a qualifié " Cocaine " de chanson antidrogue, les mots exacts sont "quite cleverly anti-cocaine". Ce n’est effectivement pas bon d’écrire de manière délibérée une chanson antidrogue en espérant que ça fonctionne parce que la plupart des gens vont se bloquer. En général les donneurs de leçon ne sont pas spécialement appréciés, donc il faut agir autrement que frontalement et leur offrir quelque chose d’ambigu qui amène à la réflexion. A la première écoute on peut se dire que ce n’est qu’une chanson sur la " cocaïne " alors qu’après réflexion c’est une chanson anti-cocaïne formulée très intelligemment. De temps en temps, Clapton rajoute le mot dirty à ses prestations live de " Cocaine ", soulignant ainsi le message préventif.

Slowhand " de Clapton est son 5e album studio. Il est sorti le 25 novembre 1977 sur le label RSO Records et est affublé du surnom que lui avait attribué Giorgio Gomelski. C’est l’un de ses plus gros succès commerciaux et critiques. Il faut dire que, hormis " Cocaine ", il comporte aussi les singles " Lay Down Sally " et " Wonderful Tonight ". Une version Deluxe est sortie en 2012, pour le 35e anniversaire. Clapton avait voulu travailler avec le producteur Glyn Johns, parce qu’il avait apprécié son travail avec les Rolling Stones et les Eagles et qu’il comprenait comment travailler tant avec des musiciens britanniques qu’américains.

Eric Clapton - Lay Down Sally (1985) HQ

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Eric Clapton Wonderful Tonight Live greatest version

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Parmi ceux qui ont repris '' Cocaine '', on mentionnera Nazareth (en live), Louis Bertignac (sous le titre " Coquine " extrait de l’album " Origines "), Christophe Marquilly… Ou même Clapton avec J.J.Cale himself en version live.

 

 

Nazareth - Cocaine

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Louis bertignac Coquine

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Louis Bertignac - Interview Classic 21

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Christophe MARQUILLY duo Cocaïne JJ Cale cover Sam Blues Festival Avion le 17 11 2017

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Eric Clapton - JJ Cale - Derek Trucks - Doyle Bramhall II - Cocaine

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Quelques mots à propos de John Cale :

Né à Oklahoma City, Oklahoma, le 5 décembre 1938, il grandit à Tulsa, toujours dans l’Oklahoma en fréquentant la Tulsa Central High School dont il sortit diplômé en 1956. Alors qu’il vit toujours chez ses parents, il commence à apprendre à jouer de la guitare tout en se formant à devenir ingénieur du son. Il en profite pour construire son propre studio d’enregistrement. Il va ensuite faire son service militaire et choisit l’Air Force Air Training Command à Rantoul, Illinois pour y étudier l’électronique.

Voici ce qu’il en a dit :”I didn’t really want to carry a gun and do all that stuff so I joined the Air Force and what I did is I took technical training and that’s kind of where I learned a little bit about electronics."

La maîtrise du mixage et des techniques d’enregistrement joueront un rôle primordial dans la création du son particulier de ses albums studio.

Best Of JJ Cale - Non-Stop Greatest Hits

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Après avoir quitté Tulsa avec quelques autres jeunes musiciens, il part à Los Angeles fin 1964 pour y travailler comme ingénieur du son tout en se produisant dans des bars et des clubs. En mars 1965 il parvient même à se produire régulièrement à un club qui fait de plus en plus parler de lui, le Whisky a Go Go. En 1966 il enregistre un single démo pour Liberty Records, " After Midnight ". Il en distribue à ses copains musiciens de Tulsa vivant à L.A., pas mal d’entre eux ayant trouvé du boulot comme musiciens de studio. Mais le succès n’est pas au rendez-vous et, ne se faisant pas assez d’argent comme ingénieur du son, il vend sa guitare et rentre à Tulsa fin 67, où il rejoint un groupe avec Don White, un autre musicien de Tulsa.

En 1970 il apprend qu’Eric Clapton a repris " After Midnight " sur son premier album. Il comprend que c’est le moment de tirer avantage de la publicité faite autour de cette reprise et décide d’enregistrer lui-même un premier album. Ce sera “Naturally”, sorti en décembre 1971.

D’emblée, il installe son style hybride unique fait d’un mélange de blues, de folk et de jazz avec des grooves cool. Le jeu de guitare fluide de JJ Cale et ses vocaux personnels font le reste. Tant l’utilisation peu courante à l’époque de drum machines et ses mixes inhabituels lui confèrent un son très personnel et une qualité hors de l’ordinaire, qui le distinguent de la majorité des puristes de l’Americana roots music.

Dans sa biographie “Shakey”, sortie en 2003, Neil Young fit la déclaration suivante : "Of all the players I ever heard, it’s gotta be [Jimi] Hendrix and J. J. Cale who are the best electric guitar players." Tandis que dans le documentaire de 2005, '' To Tulsa and Back : On Tour with J.J. Cale '', le jeu de guitare de Cale est défini par Eric Clapton comme "really, really minimal" ajoutant à cela "it’s all about finesse". Neil Young et Eric Clapton ne se trompent évidemment pas !

Son plus gros hit aux Etats-Unis, " Crazy Mama ", qui atteignit le #22 du U.S. Billboard Hot 100 chart en 1972, il refusa d’en faire la promotion dans l’émission " American Bandstand " de Dick Clark, ce qui aurait valu au morceau d’encore monter dans le hit-parade. La raison en est simple : il ne pouvait pas prendre son band avec lui et aurait dû faire du lip-sync, impensable pour lui !

En 1980, JJ Cale part s’installer en Californie et vit en reclus dans un trailer sans téléphone. Son album de 1983, “#8 ne se vend pas bien et il demande à être libéré de son contrat avec Polygram. Quand on lui demande plus tard comment il a passé les années 80, il répond : " J’ai tondu ma pelouse et écouté Van Halen et du rap ".

Cale a souvent travaillé seul, en étant son propre musicien de session, producteur et ingénieur du son. Ses vocaux sont plus souvent susurrés que chantés, parfois même sous-mixés. Son son unique, il l’attribue au fait d’être son propre mixeur et producteur, affirmant que : "Because of all the technology now you can make music yourself and a lot of people are doing that now. I started out doing that a long time ago and I found when I did that I came up with a unique sound." Comme quoi, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

JJ Cale est décédé à l’âge de 74 ans à San Diego, Californie, le 26 juillet 2013, après avoir eu une crise cardiaque, laissant derrière lui sa femme, Christine Lakeland, épousée en 1995.

En avril 2019 sort un album à titre posthume, “Stay Around”, précédé du single " Chasing You” sorti, lui, le 31 janvier.

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" La grandeur d’un artiste ne se mesure pas qu’à ses ventes, elle se mesure aussi à l’influence qu’il a sur ses pairs. " Voici pourquoi, le cas Cale :

Souvent lorsqu’un morceau devient un succès, il est repris, soit par des artistes qui apprécient particulièrement le morceau, mais, hélas, parfois aussi par des marchands du temple aux vues purement mercantiles qui n’y voient qu’une ouverture à un public déjà conquis par la chanson. Le morceau, ayant fait les preuves de son potentiel commercial, attire les reprises comme le miel attire les mouches.

Certains artistes ont donc à leur répertoire un gros succès, voire quelques-uns, souvent repris… Et c’est là toute la différence d’un cas hors norme comme J.J.Cale. Cale n’a pas X gros succès repris par une pléiade d’artistes. Il a une pléiade d’artistes reprenant un nombre incroyable de morceaux différents de son répertoire, pas mal d’entre eux n’étant même pas des succès commerciaux . J. Cale" ("My Buddy J. J. Cale").

J.J. Cale ''his masterpiece'' Live HD

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JJ CALE - Rare LIVE '81 Lies + Cocaine ORIGINAL Concert Tour Footage

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En voici quelques-uns : "Anyway the Wind Blows" par Bill Wyman’s Rhythm Kings en 1999 sur l’album du même nom. "Angel" par Eric Clapton sur son album de 2013, " Old Sock ". "After Midnight" par Eric Clapton, Jerry Garcia, Wire, et en version française "Après minuit" par Eddy Mitchell sur l’album éponyme de 1978. Il aura même droit à une version suédoise, “Droskblues” par Cornelis Vreeswijk sur son album de 1974, " Getinghonung ". "Bringing It Back" par Kansas, mais aussi par le groupe funk Cameo (transformé en "Bringing It Back, Baby"). "Call Me the Breeze" par Lynyrd Skynyrd, Johnny Cash, Bobby Bare, John Mayer, Johnny Hiland, Larry Cordle, et Spiritualized sous le titre "Run" (avec quelques paroles en plus) sur leur premier album sorti en 1992, “Lazer Guided Melodies” (Cale est crédité sur l’album). "Cajun Moon" par la chanteuse soul- jazz Randy Crawford sur son album de 1995, " Naked And True ". "Can’t Let You Do It" par Eric Clapton sur l’album “I Still do” sorti en 2016. "Clyde" par Waylon Jennings et Dr. Hook ; le suédois Cornelis Vreeswijk remet le couvert avec sa version scandinave "Lill-Klas' elektriska bas" sur son album studio de 1974 “Getinghonung” ; Jason Eady en fit aussi une version sur l’album " I Travel On " sorti en 2018. "Cocaine" par Eric Clapton sur l’album studio de 1977, “Slowhand” et Nazareth en fait une version live sortie en 1981 sur l’album studio " The Fool Circle ". Christophe Marquilly et Louis Bertignac se chargent des versions françaises (Bertignac en fera " Coquine "). "Crazy Mama" par Johnny Rivers sur l’album de 1972, “L. A. Reggae”, et le Band sur l’album de 1996, " High on the Hog ". "Devil In Disguise" par George Thorogood and The Destroyers sur l’album “Ride 'Til I Die” de 2003. "Don’t Go to Strangers" par Johnny Rivers sur “Rockin' Rivers” sorti en 1974. "Everything Will Be Alright" par Eric Clapton sur “Clapton” sorti en 2010. "I’d Like To Love You Baby" par Tom Petty sur son album de 2009, “The Live Anthology”. "I’ll Make Love To You Anytime" par Eric Clapton sur son album” Backless” de 1978. "I Got the Same Old Blues" par Bryan Ferry, Lynyrd Skynyrd et Captain Beefheart (sur son album de 1974, “Bluejeans & Moonbeams”. "Magnolia" par Poco, Beck, Lucinda Williams, Pat Travers et Joan Shelley. "Ride Me High" par Widespread Panic. "River Runs Deep" par Eric Clapton sur “Clapton” sorti en 2010. "Somebody’s Knockin'” par Eric Clapton l’album de 2016 “I Still Do”. "Travelin' Light" par Eric Clapton en 2001 sur l’album “Reptile”, et par Widespread Panic sur leur premier album “Space Wrangler”. "The Sensitive Kind" par Santana sur l’album “Zebop ! sorti en 1981 et par John Mayall sur son album “A Sense of Place” sorti en 1990. En 2014, Eric Clapton & Friends sortent l’album-hommage” The Breeze : An Appreciation of JJ Cale” sur lequel se côtoient des reprises de gens comme Tom Petty, Mark Knopfler, John Mayer, Don White, Willie Nelson, Derek Trucks, l’épouse de J.J.Cale Christine Lakeland et bien d’autres. Dans la version vidéo de “Call Me The Breeze” pour son album, Clapton dit de Cale, "He was a fantastic musician. And he was my hero." Mais je crois que ça, tout le monde l’avait déjà compris. Kevin Brown, sur son album de 2015, “Grit”, propose un morceau nommé "The Ballad of J. J. Cale", qui est bien sûr un hommage appuyé à la source d’inspiration qu’a été J.J.Cale. Le groupe de rock alternatif hongrois Quimby sort en 2009 l’album, " Lármagyűjtögető ", qui comporte le titre hommage "Haverom a J. J. Cale" ("My Buddy J. J. Cale").

Et pour terminer voici de quoi prélasser vos oreilles sur les plages de J.J.Cale en (re)découvrant sa discographie :

Singles : 1958 " Shock Hop "/ "Sneaky " (sous le nom Johnny Cale) - 1960 "Troubles, Troubles"/"Purple Onion" (en faisant partie du Johnny Cale Quintet) - 1961 "Ain't That Lovin You Baby"/"She's My Desire" ( Johnny Cale Quintet) - 1965 "It's A Go Go Place"/"Dick Tracy", Liberty - 1966 "In Our Time"/"Outside Looking In", Liberty - 1966 "After Midnight"/"Slow Motion", Liberty - 1971 "Crazy Mama", Shelter  (de l’album Naturally, atteignit le #22 des US single charts le 8 avril 8, 1972, et le #21 au Canada le 15 avril et le #10 en Australie) - 1972 "After Midnight", Shelter  (atteignit le #42 des US single charts en juillet 1972 et le #60 en Australie) - 1972 "Lies"/"Riding Home", Shelter  (de l’album "Really", atteignit le #42 des US singles charts en décembre 1972 et le #10 en Australie) - 1976 "Hey Baby"/"Cocaine", Shelter (sorti en décembre 1976, atteignit le #96 des US singles charts et le #75 en Australie) - 1979 "Mama Don't" (atteignit le #70 en Australie) - 1979 "Katy Kool Lady"/"Juarez Blues", Shelter (atteignit le #91 in Australie) Albums Studio : 1972 Naturally(A&M/Shelter) - 1973 Really (A&M/Shelter) - 1974 Okie (A&M/Shelter) - 1976 Troubadour (Shelter) - 1979 5 (Island/MCA) - 1981 Shades (Island/MCA) - 1982 Grasshopper (Island/Mercury) - 1983 #8 (Mercury) - 1990 Travel-Log (Silvertone/BMG) - 1992 Number 1  (Silvertone Records/BMG) - 1994 Closer to You (Delabel/Virgin) - 1996 Guitar Man (Delabel/Virgin) - 2004 To Tulsa and Back (Blue Note) - 2009 Roll On (Rounder) - 2019 Stay Around (Because)

Album Live : 1998 Live (2CD)

Albums de Collaborations : 2006 The Road to Escondido (avec Eric Clapton; gagna le Grammy Award for Best Contemporary Blues Album en 2008) - 2016 Live in San Diego (album live d’Eric Clapton; connu aussi sous le titre alternatif de “Live in San Diego with special guest JJ Cale”)

Albums avec d’autres artistes : 1966 A Trip Down The Sunset Strip (en faisant partie des Leathercoated Minds) - 1973 Back in '72 - Bob Seger - Cale joue de la guitare sur sa chanson "Midnight Rider" - 1973 "Hank Wilson's back" - Leon Russell - Cale joue de la guitare sur la plupart des chansons - 1990 The Rhythm of the Saints - Paul Simon - Cale joue de la guitare - 2006 Uncovered - Tony Joe White - Cale a co-composé, chante et joue de guitare sur la chanson "Louvelda" - 2010 Clapton - Eric Clapton - Cale chante et joue de la guitare sur ses chansons "River Runs Deep" et "Everything Will Be Alright" - 2013 Old Sock – Eric Clapton – Cale joue de guitare et chante sur sa chanson "Angel"

Compilations : 1984 Special Edition (une compilation de hits de ses albums précédents) - 1997 Anyway the Wind Blows: The Anthology - 1997 The Very Best of J. J. Cale (Mercury Records) - 2000 Universal Masters Collection - 2003 After Midnight (German release) - 2006 The Definitive Collection - 2006 Collected (with bonus tracks, Dutch release only) - 2007 Rewind: The Unreleased Recordings (Universal) - 2011 The Silvertone Years (a collection chronicling Cale's music released by Silvertone 1989–1992)

Videos : 1979 In Session At The Paradise Studios - Los Angeles, 1979 – Cale featuring Leon Russell (DVD) - 1981 Cale and Company - 30-minute documentary following Cale's Western United States and Canada tour - 2004 Eric Clapton's Crossroads Festival (DVD) (Eric Clapton's 2004 US tour) (incl. Cale playing two songs with Eric Clapton: "After Midnight" & "Call Me The Breeze") - 2005 To Tulsa And Back – On Tour With J. J. Cale (DVD) – Documentary filmed during Cale's 2004 US tour with Christine Lakeland, Jimmy Karstein, Bill Raffensperger, Rocky Frisco

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