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Cinéma - Interviews

Downton Abbey, les interviews d’Hugues Dancy, Michelle Dockery, Raquel Cassidy et Kevin Doyle

Downton Abbey, les interviews de Hugues Dancy, Michelle Dockery, Raquel Cassidy et Kevin Doyle

l'interview d'Hugues Dayez

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06 mai 2022 à 14:28Temps de lecture4 min
Par Hugues Dayez

1928. C’est le branle-bas de combat à Downton Abbey : la toiture du château fuit de partout, et ses habitants n’ont pas le budget pour la rénover. C’est alors qu’un producteur de cinéma vient proposer à la famille Crawley de pouvoir investir les lieux comme décor pour son prochain long-métrage. D’abord réticente, Lady Mary, devant le montant du chèque proposé par le cinéaste, va accepter qu’une équipe de tournage débarque à Downton. Au même moment, Lady Violet (Maggie Smith, l’icône de la série) apprend par son notaire qu’elle hérite d’une somptueuse villa à la Côte d’Azur. Incapable de faire le voyage, elle délègue son fils Robert sur la "french riviera" pour rencontrer la famille de son généreux donateur…

Réaliser un film avec un aussi grand casting tenait du miracle, mais Simon Curtis l’a fait, au prix de 90.000 tests Covid sur toute la durée de la production, et grâce au talent de scénariste de Julian Fellowes, il nous propose un deuxième film réussi sur la famille britannique dont l’histoire est devenue un vrai succès international.

Rencontre avec Hugues Dancy, Michelle Dockery, Raquel Cassidy et Kevin Doyle, l’interview intégrale en version originale.

La traduction

Première question pour Michelle, le trajet psychologique de votre personnage est très intéressant, mais il y a 12 ans, avez-vous été immédiatement convaincue de jouer le personnage de cette jeune femme snob et arrogante ?

Michelle Dockery : oui, je l’ai tout de suite adorée, je me souviens d’avoir lu les premiers scripts de la première saison, avant même d’auditionner pour le rôle, et je me suis dit : j’adore ce personnage ! Comme vous le dites, elle était cette femme arrogante, gâtée, aristocratique, qui ne voulait rien faire de ce que ses parents trouvaient juste pour elle et sa vie, et c’était un personnage que je mourais d’envie de jouer, je n’aurais jamais pensé même en rêve de pouvoir le jouer, mais je n’oublierai jamais le jour où j’ai reçu le rôle. J’y repense encore et je me dis que ce moment a changé ma vie, car nous voici encore 12 ans après, et le personnage continue à vivre et le public continue à apprécier la série. Elle m’a convaincue dès le premier jour et je l’aime toujours aujourd’hui.

Une question pour trois d’entre vous, que ressentez-vous quand vous revenez pour faire revivre vos personnages ?

Raquel Cassidy : je suis toujours très contente, je le vis depuis la saison 4 et quand la série s’est arrêtée, il y avait encore pas mal de choses à dire sur Phyllis Baxter. Donc, chaque fois que j’ai la possibilité de réenfiler ses vêtements noirs, je suis très excitée de porter cet uniforme ! Je trouve que c’est un personnage très noble, elle a aussi eu sa part d’évolution à travers la saison, je l’apprécie comme personne humaine, et ça m’amuse de l’incarner avec Kevin.

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Kevin, sans " spoiler " votre personnage va subir une transformation, est-ce que ça a été une surprise pour vous de découvrir le nouveau scénario de Julian Fellowes ?

Kevin Doyle : oui, mais durant les 12 dernières années, chaque fois que nous avons ouvert le scénario, il y avait des surprises. Julian a la capacité d’arriver avec ces histoires extraordinaires et des développements inattendus pour ses personnages. Et comme l’a dit Michelle, c’est le cadeau d’une vie d’acteur de jouer ces rôles grâce à la manière dont ils évoluent tout le temps. Julian a été un acteur lui-même et donc il a été capable de voir ce que nous avons chacun apporté à nos personnages, et de les améliorer et de les développer, donc, chaque fois que nous découvrons un nouveau scénario que ce soit pour la série ou pour le film, ça a toujours été un plaisir !

Hugues, vous êtes l’un des nouveaux personnages dans cette histoire et c’est intéressant parce que c’est la confrontation entre l’ancien monde et la modernité, comment avez-vous ressenti ce rôle de réalisateur d’un film muet ? Comment avez-vous créé ce personnage ?

Hugues Dancy : J’ai aimé le fait que mon personnage semble arriver dans ce monde, et plus particulièrement dans cette maison sans être super impressionné ni choqué, il a un boulot à faire, et dans cette perspective, il appartient à ce nouveau monde. Personnellement, je me suis senti très à l’aise dans le rôle, mais en ce qui concerne le personnage, j’aime bien qu’il soit un agent du changement, il débarque, il secoue les choses, pour Lady Mary par exemple, et pour plusieurs personnages, donc, c’était amusant à jouer !

Une question très naïve, comment expliquez-vous, non seulement l’énorme succès de cet univers, mais également son succès sur le plan international ?

Michelle Dockery : je pense qu’il y a quelque chose à propos de Downton qui est tellement universel, le public se projette dans ces histoires, que ce soit dans la série ou dans les films, il y a une sorte de confort, une familiarité dans cet univers, on nous l’a demandé tellement de fois mais c’est difficile de pointer exactement ce que c’est… Je pense que cet univers, avec ces deux niveaux, en haut et en bas, qui se confrontent, ça a toujours intéressé les gens. Mais surtout Julian écrit ces histoires de qualité que les gens apprécient, avec ces personnages que les gens aiment et suivent d’années en années, … D’une certaine manière, tout cela doit être universel, puisqu’il y a tellement de pays qui ont apprécié Downton.

Pour moi, ce film est un véritable miracle, avec tellement d’acteurs en période de covid ! Comment avez-vous dû travailler, pratiquement parlant ?

Hugues Dancy : j’ai croisé Simon Curtis (le réalisateur, ndlr) un mois après qu’il a terminé le tournage, avec vous, en France, et il m’a dit qu’ils avaient fait plus de 90.000 tests durant toute la production du film sans jamais avoir de cas positif. Qu’est-ce que ça représentait pour nous ? Des masques, des visières… Nous avons passé un temps incroyable avec tous ces acteurs britanniques, assis en rond, dans leurs incroyables costumes d’époque, avec des visières comiques, en train de raconter des potins en attendant de tourner…

Raquel Cassidy : et nous avions aussi des bracelets pour toute l’équipe, et selon la couleur du bracelet on pouvait approcher plus ou moins des acteurs, ou entrer dans certaines zones, ils ont fait un très bon boulot pour nous garder tous en sécurité. Et nous avons fait beaucoup de tests, sur place et chez nous.

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