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Les Grenades

Ecologie et féminisme, et si on passait le cap ?

Les Grenades - Série d'Eté

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22 août 2022 à 17:43Temps de lecture42 min
Par Jehanne Bergé, une chronique pour Les Grenades

Nous sommes en 2052... C’est fou quand même quand on repense au passé. Quelle drôle d’époque... On vient de loin franchement !

Replongeons-nous, il y a 30 ans. Nous étions alors à l’été 2022. Le prix de l’énergie explose le budget des ménages, les climatosceptiques rient de la canicule, les écarts entre riches et pauvres se creusent toujours plus... Et puis, souvenez-vous, cette année-là surtout, il y a un nouveau rapport du GIEC et ce constat : sans réductions immédiates et profondes des émissions dans tous les secteurs, la limitation du réchauffement climatique à 1,5°C sera hors de portée.

C’est là que nous nous réveillons. 2022 est l'année de la prise de conscience écologique massive. Mais pas que !

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Souvenez-vous, la prise de conscience remonte à 2020, au premier grand confinement. Partout on parle alors "du monde d’après", du fait que "ça y est on a compris, la pollution, la consommation, le travail essentiel, le care, l’humain, on a compris. On ne fera plus jamais comme avant. Vive le monde d’après..."

"Destroy the Patriarchy, not the Planet"

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Sauf que le monde d’après est encore pire… Voilà pourquoi, en 2022, face aux crises écologique, économique et sociale, le monde académique, politique, médiatique, la société civile, tout le monde se dit : "Là, on a plus le choix, faut changer de paradigme, il faut basculer". Petit à petit, c’est le principe même de domination des humains sur la nature et les minorités qui est alors remis en question.

"Destroy the Patriarchy, not the Planet", le slogan est sur toutes les lèvres.

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Mais cela ne s'est pas fait sans résistance. On a traité celles qui pensaient autrement de "sorcières", celles qui osaient prendre la parole d’"hystériques". Vous vous souvenez de Greta Thunberg et du traitement médiatique qui l'entourait ?

Pendant des années, on a humilié, silencé, voire tué les femmes qui entraient en résistance. Sans oublier qu'en 2022, les femmes étaient les premières victimes de la crise climatique.

En ce temps-là, il y a eu des backlashs, des mouvements de protestations, de la violence évidemment. Mais les écoféministes ont fini par réussir à rassembler la population autour de leurs idées pour assurer un changement politique. Et un jour, le franc est tombé, la société s’est rendu compte que sans les femmes, il n’y aurait plus personne et on s’est enfin mis à les écouter.

C’est comme ça que petit à petit à partir de 2022, nous sommes entré·es dans une société centrée sur l’humain, le soin, la nature et la déconstruction des rapports de pouvoir.

Aujourd’hui, en cet été 2052, quand je repense à notre vie en 2022, ça me donne des frissons...

Quelle drôle d’époque on vivait...

Cette chronique a été écrite pour la troisième saison des émissions d’été des Grenades, tous les dimanches de l’été de 17h à 18h sur La Première-RTBF.


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