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Liga - Football

Eden au Real Madrid, ça redémarre : une histoire de chance et de Hazard

Un numéro 7. Un sourire. Eden Hazard au Real Madrid.

Dimanche soir, tout commence par ce que l’on voulait voir depuis des mois, voire des années lors d’un match du Real : un numéro 7 belge virevoltant, dribbleur, décisif. Ce numéro 7, c’est Largie Ramazani, joueur de l’équipe adverse, Almeria. Mais si finalement, c’était lui qui avait fait basculer l’histoire d’Eden Hazard au Real Madrid dans le bon sens ? Enfin. Car souvent, la saison passée, les concurrents du capitaine des Diables marquaient sur leur première touche de balle, dès leur entrée, ou juste avant leur sortie présumée. Et à tour de rôle. Rodrygo, Asensio et les autres restaient prioritaires dans la tête, dans les choix de Carlo Ancelotti, cet entraîneur qui gagne et qui a donc raison. Eden devenait réserviste des réservistes. Triste, amoché encore par cette plaque qui lui limitait les mouvements de sa cheville magique. Mais Eden a d’abord plaqué la plaque, en fin de saison dernière. Le début de sa résurrection, d’un sourire esquissé, d’une ambition retrouvée. L’envie de montrer que le Real n’était pas trop grand pour lui. Joli défi.

Après une préparation réussie, tout le monde s’est dit que c’était parti. Jusqu’à mercredi et la Supercoupe européenne où la désagréable impression de déjà-vu a envahi les fans d’Eden. Pas une minute pour lui, spectateur habituel des trophées gagnés par ses coéquipiers. "Eden doit se casser", "Hazard a un mois et demi pour sauver sa carrière" sont les messages émotionnels et péremptoires lus, entre autres, ces derniers jours. Et ce ne sont pas les "Eden aura plus de temps de jeu cette saison" d’Ancelotti qui rassuraient qui que ce soit. Le coach italien nous a, c’est vrai, souvent pris à contre-pied concernant notre joyeux joyau national.

On attendait de voir pour le croire. Et on a vu. Eden est le premier joueur offensif à être entré, car le Real était encore mené à la 59e minute, grâce donc à Ramazani. Merci Largie. Et là où l’année passée, le Real aurait égalisé au moment où Eden enlevait son "survêt’", Madrid est cette fois revenu au score juste après son entrée. Présent à la base de l’action, comme point de fixation, cela validait immédiatement le choix tactique d’Ancelotti de placer un 2e attaquant aux côtés de Benzema. Une feinte de corps "signature" quelques minutes plus tard offrait un coup franc au Real. Alaba le transformait sur sa 1ère touche de balle, du rarement vu au haut niveau. Hazard ou coïncidence ? Un peu des deux, mais on veut croire que la chance d’Eden a peut-être enfin tourné. Il n’a pas marqué, n’a pas donné d’assist, mais a un orteil dans chaque but. Il a beaucoup combiné, un peu dribblé, histoire de prouver que le coup de reins était de retour. Le début d’une marche en avant. Et une leçon pour tous les suiveurs passionnés que nous sommes : Eden Hazard se montre plus patient que nous. Et plus confiant.

On ne décidera pas de le transférer à sa place. Sa place, il l’a dit, l’a répété, est au Real Madrid. Comme 12e homme peut-être, pour l’instant. Mais après ces saisons de galère, on devrait tous s’en contenter.

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La Tribune

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