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Elisabetta de Gambarini, première femme dont les compositions furent imprimées en Angleterre

Portrait d’Elizabetta de Gambarini, de trois quarts assise à une table ronde devant un clavecin, levant les yeux d’une feuille de musique qu’elle écrit, avec une viole de gambe appuyée à gauche et des images classiques sur le mur derrière, l’un montrant u

Aujourd’hui nous découvrons une compositrice anglaise du 18ème siècle, anglaise aux origines italiennes : Elisabetta de Gambarini.

Elisabetta de Gambarini est née à Londres dans une famille musicienne, elle s’est formée au clavecin et surtout comme chanteuse lyrique. Nous n’avons aucune information détaillée concernant l’éducation musicale d’Elisabetta de Gambarini, mais il y a des spéculations selon lesquelles elle aurait pu étudier avec Francesco Geminiani qu’elle a fréquenté en Angleterre durant sa courte vie. En revanche, on sait qu’à l’adolescence elle parlait parfaitement anglais, français, italien et allemand.

Elle s’est fait connaitre surtout comme mezzo-soprano, et son nom apparaît plusieurs fois dans des partitions de Haendel. Elle a joué un rôle, en 1746, dans la première production de l’Oratorio de circonstance Haendel, alors qu’elle n’avait que 16 ans. L’année suivante elle crée le rôle de la femme israélite dans l’oratorio Judas Maccabaeus, on retrouve également encore son nom dans une production du Messie et de Samson, toujours de Haendel.

Elisabetta de Gambarini a épousé en 1764 un certain Etienne Chazal à St Martin-in-the-Fields. Elle a eu une fille, cependant on pense, mais sans certitude, que la mère et le bébé sont mortes pendant l’accouchement. Elisabetta n’avait que 34 ans. Cette situation était courante à cette époque mais allait bientôt changer avec l’augmentation du nombre de femmes formées en tant que sages-femmes.

Elisabetta de Gambarini est considéré aujourd’hui comme la première femme dont les compositions furent imprimées en Angleterre. Elle a écrit 3 volumes de leçons pour le clavecin qui ont été imprimés à Londres. Dans ces recueils elle a également inséré des mélodies italiennes, un op. 2 dédié au prince de Galles et on connaît également de sa main des Chansons anglaises et italiennes, pour flûte allemande et contrebasse. On sait aujourd’hui qu’elle a aussi composé pour orchestre, pour des formations de chambre, qu’elle a donné des leçons de musique, et qu’elle pratiquait la direction d’orchestre.

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Elisabetta de Gambarini

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