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Embargo sur le pétrole : se faire mal pour faire mal à la Russie

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La Chronique Economique, en semaine à 8h30 et 17h30 sur Classic 21

L’Europe a montré son unité. C’est vrai que cela a pris un mois de longues discussions mais, au final, les 27 pays de l’Union européenne se sont mis d’accord pour bannir 90% de leur importation de pétrole russe d’ici à la fin de l’année.

Les plus pessimistes ou cyniques diront que l’Europe a choisi la voie de la facilité, elle a banni le pétrole et encore de manière progressive mais elle n’a pas osé bannir le gaz russe car elle ne peut tout simplement pas s’en passer. C’est vrai, la remarque sonne juste, mais cette décision de bannir le pétrole russe est tout de même un tournant décisif. La raison ? C’est la première fois que l’Europe décide de se faire mal pour faire mal à la Russie. Ce n’est quand même pas anecdotique.

Non seulement les prix vont augmenter en Europe mais en plus, la croissance en Europe va être impactée par cette décision de ne plus importer de pétrole russe d’ici 6 mois. Il est vrai que d’autres pays, les pays Baltes notamment, voudraient aller encore plus loin dans les sanctions : leur discours consiste à dire que "cela va nous coûter plus cher, mais c’est seulement de l’argent. Les Ukrainiens, eux, paient de leur vie". Là encore, c’est vrai. Les plus raisonnables leur disent aussi qu’il faut aussi laisser les sanctions produire leurs effets. Après tout, l’Ukraine a aussi besoin d’une Europe en bonne santé, y compris sur le plan économique.

Bon, cela, c’est pour les discussions au sein de notre bonne vieille Europe, mais quid de la Russie ?

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