Monde Asie

Émeutes meurtrières en Ouzbékistan : lourdes peines pour les accusés

A Samarkande

© Alexander NEMENOV / AFP

Par AFP, édité par Alain Lechien

Un tribunal en Ouzbékistan a condamné mardi à des peines allant jusqu’à 16 ans de prison ferme des participants à des manifestations réprimées dans le sang l’été dernier dans ce pays autoritaire d’Asie centrale, a annoncé la Cour suprême.

Parmi les 22 personnes jugées, 16 ont été condamnées à des peines de trois à 16 ans de prison ferme pour leur participation à ces troubles, qui avaient fait officiellement 21 morts en juillet. Le principal accusé, le journaliste Daouletmourat Tajimouratov, a été condamné à 16 ans de prison ferme pour "tentative de coup d’État". Deux accusés ont été condamnés à du sursis et quatre à des peines de restriction de liberté.

Les 1er et 2 juillet 2022, des manifestations avaient éclaté au Karakalpakstan pour dénoncer un projet de révision de la Constitution qui prévoyait de réduire l’autonomie de cette région désertique d’Ouzbékistan, parmi les plus pauvres du pays. M. Tajimouratov avait réclamé d'"être nommé légalement dirigeant du Karakalpakstan", des propos considérés comme de la sédition par les autorités. Son arrestation avait nourri la colère de la population. La répression des manifestations avait officiellement causé la mort de 21 personnes, Internet avait été coupé et l’état d’urgence instauré. Mais le pouvoir ouzbek a abandonné la réforme constitutionnelle décriée. Durant son procès, débuté en novembre, M. Tajimouratov s’était défendu d’avoir appelé à l’indépendance du Karakalpakstan, tout en clamant qu'"en rêver n’était pas un crime", selon des propos rapportés par le média gazeta.uz.

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma... Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous