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Ceci n'est pas un selfie

"En Europe, les îlots principaux de biodiversité, ce sont les ex-pays de l’Est" pointe le directeur de WWF Belgique

Ceci n'est pas un selfie

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Antoine Lebrun œuvre au quotidien pour la préservation de la nature à la tête de WWF Belgique. Dans Ceci n’est pas un selfie, il s’est livré sur son parcours et les défis qui attendent la célèbre ONG.

Diplômé en Histoire, en Economie politique et en Etudes Slaves, Antoine Lebrun dirige depuis 7 ans WWF-Belgique, l’une des premières organisations de protection de l’environnement du plat pays, puisqu’elle est née en 1966 !

Forte d’environ 3000 projets et 6 millions de sympathisants dans plus de 100 pays, le WWF s’engage aussi dans la transition écologique. Cette préoccupation d’Antoine Lebrun se marque dans sa participation au collectif 'Faisons de la Belgique un modèle de transition juste'.

La résilience de la nature face à la décroissance démographique

Dans un monde en pleine mutation, face à l’urgence climatique et aux conséquences qu’engendre le retour de la guerre en Europe, Antoine Lebrun rappelle que l’équilibre des forces économiques n’a pas encore basculé vers la transition écologique. "Le budget de WWF Monde est la moitié du budget de Coca-Cola Belgique" souligne-t-il.

À son échelle, l’ONG qu’il dirige espère semer les graines nécessaires pour un renouveau environnemental qui accompagnera les futures générations en proie à la décroissance démographique.

Cette diminution de la population est annoncée vers 2060. Mais l’Europe a encore du travail pour améliorer la biodiversité selon le directeur de WWF : "Quand la population décroît, ce qui est le cas dans les campagnes en Europe, la nature se redéploie. Elle a une capacité de résilience qui est très forte, à condition qu’on préserve des îlots de biodiversité. C’est rigolo de voir qu’en Europe l’îlot principal de biodiversité qui permet aux grands mammifères de se redéployer ce sont les anciens pays de l’Est. C’est quand même un petit clin d’œil de l’Histoire".

Les Hautes Tatras en Slovaquie sont classées "réserves de biosphère" par l’Unesco
Les Hautes Tatras en Slovaquie sont classées "réserves de biosphère" par l’Unesco © Tous droits réservés

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