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En Flandre, les secteurs sont priés de communiquer leur potentiel d'économie de l'eau

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S'il ne pleut pas suffisamment au cours des prochaines semaines en Flandre, on envisage des mesures plus strictes dès septembre afin de réduire la consommation d'eau. Dans cette perspective, une concertation a déjà commencé avec les secteurs (agriculture, industrie, construction...) sur ce qu'ils pourraient réaliser comme économie, indique jeudi le porte-parole de la VMM, l'agence flamande pour l'environnement, Bernard De Potter, à l'issue d'une nouvelle réunion de la commission sécheresse.

Cette commission réunit gestionnaires, sociétés de distribution d'eau potable, Aquafin (traitement des eaux usées) et les gouverneurs de province.

Ces temps de pénurie d'eau nécessitent un effort et une solidarité de chacun

Désormais, les différents secteurs et gouvernements seront invités à communiquer les mesures qu'ils prennent pour limiter leur consommation d'eau. "Afin que nous puissions nous inspirer les uns les autres et encourager les économies. Ces temps de pénurie d'eau nécessitent un effort et une solidarité de chacun", indique-t-on dans le communiqué de la comission sécheresse.

Vers des mesures plus sévères ?

La situation semblait critique jeudi. "Tous les indicateurs hydrologiques et météo l'indiquent. Les pluies des dernières heures et celles à venir ne vont pas suffire à reconstituer les niveaux des cours d'eau de façon significative. En outre, une poursuite de la baisse des niveaux et des débits n'est pas à exclure", estime la commission sécheresse. Il n'y a néanmoins aucun problème à craindre pour ce qui est de la fourniture en eau potable, même à moyen terme et même si la vigilance est accrue.

La commission sécheresse continue de réitérer ses conseils, aux secteurs, aux gouvernements et aux citoyens, pour "réduire au maximum" leur consommation d'eau. Pour l'instant, on s'en tiendra à ce conseil, mais s'il ne pleut pas beaucoup ou s'il n'est pas prévu qu'il pleuve suffisamment dans les prochaines semaines, des mesures plus sévères ne seront pas à exclure, admet Bernard De Potter. 

"Début septembre sera un point critique", dit-il. Des mesures plus drastiques seront alors possibles, si la situation météorologique ne change pas. Ces mesures pourraient être, par exemple, une interdiction générale de captation pour l'agriculture et l'industrie et l'interdiction des usages non essentiels de l'eau, par exemple pour laver la voiture ou pour les fontaines.

Sur le même thème : Extrait JT (12/08/2022)

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