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Jardins & Loisirs

Enchantement garanti au jardin de la Levrette

Le jardin de la Levrette dans les Côtes d’Armor
15 sept. 2020 à 13:45Temps de lecture2 min
Par Noëlla Chainnieaux

Dans les Côtes d’Amor, à Yvignac la Tour, le jardin de la Levrette s’est développé autour d’un atelier de poterie et une promenade à la découverte des figures de céramique qui le peuplent.

C’est au début des années soixante qu’un couple d’artistes s’est installé dans cette bâtisse déjà connue au 16e siècle. A voir toutes les figures de céramique qui peuplent la cour de l’ancienne ferme, on a déjà compris que l’espace n’a pas manqué ici pour aménager un atelier de poterie. Les décennies se sont succédées et Cécile Dein n’a pas délaissé son tour. A plus de nonante ans, elle poursuit un long cheminement artistique débuté à l’aube de ses vingt printemps. A l’avant-garde de la céramique moderne, son travail a exploré différentes voies mais, au départ, il y a toujours le même contact avec la terre modelée entre les doigts.

Chat en céramique dans le jardin de la Levrette
Chat en céramique dans le jardin de la Levrette D.R.

Une des spécialités de l’atelier, c’est l’épi de faîtage, un élément de toiture posé depuis dix siècles sur les pointes en bout de ligne de faîte. Fonctionnel, l’épi est aussi décoratif. Partout, autour des bâtiments, la céramique est présente, avec des notes humoristiques. Elle vous accompagne aussi quand on s’en va découvrir le jardin. Au départ, le terrain d’un hectare était un champ avec quatre vieux pommiers à cidre. Quelle évolution quand on voit maintenant le sous-bois que jardine Uriel, le fils de Cécile. Il perpétue la démarche de ses parents qui ont tracé les allées avec les roues de leur voiture dans la terre labourée avant de planter les massifs décorés progressivement par des céramiques.

Le jardin ouvert aux visiteurs est devenu un parcours de découvertes avec une multitude d’idées d’aménagements. On peut travailler le fer à béton pour une gloriette ou une touche décorative, on peut aussi s’inspirer des différentes cabanes.

L’ouragan de 1987 a couché bien des arbres plantés lors des premiers aménagements. Le terrain qui se fermait déjà a retrouvé de l’espace et de la lumière pour des floraisons. Les réalisations d’Uriel ont la particularité d’être peu coûteuses. Des perches deviennent un auvent au toit végétal. Des charmes palissés sur une structure métallique forment un cocon vert ou ce que l’on invente.

Oublions les lignes rigides, il faut de la souplesse dans un jardin. De simples branches de noisetier ont été tressées pour constituer une vague qui roule le long du chemin. Au gré du parcours, on se demande quelle surprise nous attend sous la cime d’un arbre ou au détour du sentier. Voici une galerie formée par un éventail où s’étale un rosier grimpant. Un jardin n’est pas un lieu figé. Uriel nous invite à libérer notre imagination et à oser, comme lui récemment. Faut-il encore le préciser ? Le jardin est bien sûr bio et compte sur la spontanéité de la nature pour compléter les floraisons. Sur la route des destinations les plus connues dans les Côtes d’Armor pour les amateurs de beaux espaces, le jardin de la Levrette et son atelier de céramique peuvent constituer une petite étape enrichissante, avec beaucoup d’idées, à la fois simples et originales.

Le jardin se visite uniquement sur rendez-vous.

Réservez ICI.

Enchantement garanti au "Jardin de la Levrette"

Extrait de Jardins & Loisirs du 13/09/2020

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