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Enchères dans le metaverse : une prouesse technologique, un flop côté vente

Enchères dans le metaverse : une prouesse technologique, un flop côté vente.
10 févr. 2022 à 12:00Temps de lecture2 min
Par RTBF avec AFP

Une première vente aux enchères d’œuvres d'art contemporaines NFT, organisée dans le metaverse et simultanément dans un lieu physique à Paris, a attiré nombre de curieux mais s'est soldée par un piètre résultat, seul un lot ayant été vendu, selon les organisateurs.

Une première vente aux enchères d’œuvres NFT

Seule une création unique en 3D d'une cathédrale imaginée pour la planète Mars a intéressé les acheteurs, environ 40 présents physiquement lors de la vente sur l'île Saint-Louis, ainsi que quelques dizaines, simultanément connectés dans l'univers virtuel immersif et interactif du metaverse, accessible depuis leur ordinateur, smartphone ou tablette.

La "métacathédrale" a été emportée à 15.000 euros, selon Claude Aguttes, commissaire-priseur de la vente, à la tête de la maison éponyme, qui avait déjà vendu sous forme de NFT le premier SMS de l'histoire pour 107.000 euros, en décembre.

Une cinquantaine d’œuvres d'art visuelles (peinture, vidéos, photos, mode, design) et sonores numériques d'une vingtaine d'artistes contemporains émergents internationaux ainsi que du maître japonais de l'estampe Hokusaï avaient été présentées à la veille de cette vente. Une trentaine seulement ont finalement été proposées à la vente.

Des acheteurs intimidés ?

"Nous savions qu'il n'y aurait probablement pas de record mais c'est l'organisation technologique de cette vente qui est importante", a expliqué M. Aguttes.

"C'est l'avenir, beaucoup de gens ont assisté à l'événement avec plaisir et curiosité mais n'ont pas osé enchérir. C'est un bon démarrage !"

Avec un commissaire-priseur et des enchérisseurs présents dans le metaverse qui pouvaient interagir comme dans la vie réelle, il s'agissait d'une "première vente aux enchères de ce type dans le monde", à la différence de ventes aux enchères en ligne organisées un peu partout sous l'appellation "metaverse" mais qui n'en sont pas encore, estime la maison de vente.

Toutes les œuvres d'art proposées ont été créées à partir d'une réalité physique ou d'algorithmes, puis numérisées et rendues immatérielles grâce aux nouvelles technologies.

Chacune est dotée d'un certificat de propriété et d'authenticité appelé "jeton non-fongible" (non fungible token en anglais, NFT), qui en fait la valeur. Ce petit objet numérique révolutionnaire est enregistré dans la blockchain, sorte de "coffre-fort d'internet" permettant la sauvegarde codée des œuvres, leur traçage et leur certification.

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