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Énergie : feu vert de la Commission européenne pour une aide de 5,2 milliards pour des projets d’hydrogène

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21 sept. 2022 à 12:23Temps de lecture2 min
Par Belga

La Belgique et douze autres États membres de l’UE ont reçu mercredi le feu vert de la Commission européenne pour une aide d’Etat de maximum 5,2 milliards d’euros afin de développer des projets novateurs de production et d’utilisation d’hydrogène, carburant sur lequel parie l’UE pour la transition énergétique.

Intitulée "IPCEI Hy2Use", cet ensemble de 35 projets constitue un deuxième "Projet important d’intérêt européen commun" ("PIIEC") visant à soutenir la recherche et l’innovation, les premiers déploiements industriels et la construction d’infrastructures dans la chaîne de valeur de l’hydrogène.

Les 13 Etats participants sont l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Slovaquie et la Suède. Pour la Belgique, Engie Belgium est présente dans deux sous-projets, tandis que Fluxys et TECforLime (Louvain-la-Neuve) le sont chacune dans un.

Balbutiements

"La chaîne de valeur de l’hydrogène en Europe n’en est qu’à ses balbutiements", rappelle la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, dans un communiqué. "Investir seuls dans un marché si innovant peut être risqué pour les États membres ou les entreprises. C’est ici que les aides d’État ont un rôle à jouer, pour débloquer, attirer et mobiliser des investissements privés considérables qui, autrement, ne seraient pas réalisés."

Les 5,2 milliards d’euros que les États membres sont autorisés à fournir devraient permettre de lever 7 milliards d’euros supplémentaires d’investissements privés, selon la Commission.

L’ensemble doit soutenir la construction de grands électrolyseurs et d’infrastructures de transport pour la production, le stockage et le transport d’hydrogène renouvelable et bas carbone.

Il soutiendra aussi le développement de technologies plus durables pour l’intégration de l’hydrogène dans les processus industriels de plusieurs secteurs, en particulier ceux qui sont plus délicats à décarboner, comme les secteurs de l’acier, du ciment et du verre.

Réduire la dépendance au gaz

L’objectif est aussi de réduire la dépendance au gaz naturel. "L’hydrogène peut changer la donne pour l’Europe. Il a un rôle crucial à jouer pour diversifier nos sources d’énergie et nous aider à réduire notre dépendance au gaz russe. Nous devons mettre ce marché de niche à l’échelle", indique la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

Pour le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton, "l’hydrogène est crucial pour la transition écologique des industries à forte intensité énergétique en Europe : il nous permet de produire de l’acier, du ciment et des produits chimiques sans carbone et peut remplacer de grandes quantités de combustibles fossiles."

De plus amples informations sur le montant de l’aide octroyée à chacun des participants ne sont pas disponibles, la Commission devant encore s’entendre avec les États membres et les entreprises sur les modalités de confidentialité en affaires. L’achèvement de l’ensemble du projet est prévu pour 2036.

En juillet dernier, la Commission avait déjà donné son feu vert à un premier "PIIEC", lui aussi cogéré par la Belgique. Ce projet "Hy2Tech" était dirigé sur le secteur de la mobilité.

 

Discours d'Ursula Von der Leyen du 14/09/2022

Discours sur l'état de l'UE : priorité à l'hydrogène

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