Enseignement: PS et cdH contre une "période tampon" entre adoption et application des décrets

Le député Laurent Henquet (MR) à l'origine de la proposition.
20 mars 2018 à 12:51Temps de lecture1 min
Par Belga

La majorité PS-cdH a repoussé mardi une proposition de l'opposition MR visant à établir une "période tampon" préalable de quatre mois pour l'adoption de toute modification législative en matière d'enseignement devant entrer en vigueur à la rentrée scolaire suivante.

Comme d'autres assemblées, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a pour habitude d'adopter avant la trêve estivale, traditionnellement autour du 21 juillet, une série de textes législatifs devant bien souvent entrer en application dès le 1er septembre dans toutes les écoles, laissant ainsi aux directions quelques semaines à peine pour prendre connaissance des textes et les mettre en application, et ce en pleine période de vacances.

Pour mettre un terme à cette pratique, l'opposition MR souhaitait que toute modification législative affectant une rentrée scolaire soit impérativement promulguée quatre mois au moins avant celle-ci afin de laisser un temps suffisant aux directions pour s'adapter.

Ralentissements au Parlement

"Quand on vote tard, ce sont ceux qui sont sur le terrain qui sont dans les difficultés!", a défendu mardi le député Laurent Henquet (MR) à l'origine de la proposition, lui-même ancien directeur d'école.

Dans l'hypothèse où la modification législative n'aurait pu être approuvée avant la date butoir, son entrée en vigueur aurait alors été reportée à la rentrée ultérieure. Examiné mardi en commission du Parlement, le texte a toutefois été rejeté par la majorité PS-cdH.

Celle-ci a refusé de s'enfermer dans un tel calendrier qui, selon elle, aurait menacé de ralentir, voire de paralyser, la mission législative du Parlement entre mai et juillet.