Belgique

Enseignement : rejet syndical du projet d’accord, vers des actions à la rentrée

Pierre-Yves Jeholet
01 juil. 2022 à 13:19Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Alain Lechien

Les organisations syndicales ont refusé de signer l’accord sectoriel 2021-2024 pour l’enseignement, a déploré vendredi le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet, en défendant les aides octroyées dans un contexte budgétaire difficile. Le SETCa-SEL (socialiste) a d’ores et déjà annoncé la mise en place d’un plan d’actions dès la rentrée.

Après 15 mois de gestation, la proposition d’accord sectoriel du gouvernement a été jugée "largement insuffisante" par les instances du SETCa-SEL.

"Après la période difficile que le monde de l’enseignement vient de vivre et le courage exemplaire dont ont fait preuve les membres des personnels de l’enseignement, après trois mobilisations d’importance, les personnels espéraient de la part du gouvernement quelques gestes de reconnaissance à leur égard. Le pouvoir politique, très à l’écoute des employeurs et des directions, ne semble pas avoir appréhendé la hauteur de leur malaise", a indiqué le syndicat dans un communiqué.

Le ton est tout autre chez M. Jeholet (MR) : "Malgré un contexte budgétaire difficile pour la Fédération Wallonie-Bruxelles et malgré un montant de 175 millions d’euros injecté pour aider tous les niveaux d’enseignement à faire face aux conséquences liées à la pandémie, le gouvernement FWB a dégagé, je tiens à le souligner, un nouveau montant de 62 millions d’euros au bénéfice de cet accord sectoriel".

Les fédérations de pouvoirs organisateurs ont pour leur part signé cet accord.

"Certes, on peut toujours demander davantage de moyens, mais après les moyens complémentaires déjà consacrés à la mise en œuvre du Pacte d’excellence, les moyens consacrés à la crise Covid et les moyens issus du Plan de relance européen, le budget consacré aux accords sectoriels représente un effort conséquent alors que le contexte budgétaire est difficile", ajoute le chef du gouvernement francophone.

Il fait notamment valoir la revalorisation de la partie fixe de la prime de fin d’année au bénéfice de plus de 130.000 membres du personnel dans l’ensemble des niveaux et types d’enseignement pour un montant de plus de 17 millions d’euros ; le soutien aux directions du fondamental via une augmentation de l’aide administrative à concurrence de 7,8 millions d’euros ; l’octroi d’une indemnité pour usage d’un outil informatique aux membres du personnel de l’enseignement supérieur ; la réalisation d’une étude visant à objectiver le temps de travail des personnels à tous les niveaux de l’enseignement et de l’ESAHR ; la constitution des groupes de travail tripartites consacrés aux règles relatives à la taille des classes, aux statuts des puéricultrices, aux questions statutaires propres aux membres du personnel des universités, etc.

Mais pour le SETCa-SEL, de nombreux acquis d’accords sectoriels antérieurs sont toujours en attente de concrétisation ; l’augmentation progressive de la partie fixe de la prime de fin d’année n’atteint toujours pas l’alignement sur celle de la Fonction publique ; des mesures concrètes et ambitieuses sur des dossiers fondamentaux tels que la taille des classes sont "inexistantes", la mise en place de groupes de travail ne résoudra rien et est au contraire ressentie comme une volonté de reporter la mise en place de mesures concrètes ; l’enseignement supérieur reste le parent pauvre et son enveloppe irrémédiablement fermée, etc.

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