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Entre 702 et 828 millions de personnes ont souffert de la faim en 2021, estime la FAO

06 juil. 2022 à 16:20Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Lavinia Rotili

Entre 702 et 828 millions de personnes ont souffert de la faim en 2021, selon le rapport sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde publié par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) conjointement avec le Fonds international pour le développement de l’agriculture (Fida), l’Unicef, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En considérant le milieu de la fourchette, cela représente une augmentation de 149 millions depuis 2019.

Une hausse brutale des indicateurs avait eu lieu en 2020 alors que la pandémie de coronavirus battait son plein. La FAO a constaté une augmentation de la prévalence de la sous-alimentation. Celle-ci est passée de 8% à 9,3% entre 2019 et 2020 avant de continuer son augmentation à un rythme plus lent pour atteindre 9,8% en 2021.

Au total, selon les projections de la FAO, 670 millions de personnes seront encore sous-alimentées en 2030, soit 78 millions de plus que dans un scénario sans pandémie.

Inégalités géographiques et de genre

L’insécurité alimentaire modérée ou grave s’est, elle, stabilisée en 2021 après avoir connu une forte augmentation l’année précédente.

En revanche, l’insécurité alimentaire grave a continué à augmenter pour atteindre 11,7% de la population mondiale soit 923,7 millions de personnes. Au total, 2,3 milliards de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire modérée ou grave en 2021 (-0,2%).

La FAO a également constaté une forte disparité de la faim en fonction des régions du monde. Ainsi, l’Afrique est beaucoup plus touchée par la faim avec 20,2% de la population. Viennent ensuite l’Asie avec 9,1% ainsi que l’Amérique latine et les Caraïbes avec 8,1%. Enfin, 5,1% de la population océanienne est concernée par la faim alors que seuls 2,5% le sont en Europe et en Amérique du Nord.

Les disparités se sont également creusées entre les sexes avec 31,9% des femmes dans le monde en situation d’insécurité alimentaire modérée ou grave, contre 27,6% des hommes. Un écart qui a grimpé de 1% depuis 2020.

Des efforts majeurs devront être fournis afin d’arriver aux cibles mondiales en matière de nutrition d’ici 2030, ajoute la FAO. L’organisation estime qu’en 2020, sur l’ensemble des enfants de moins de 5 ans à l’échelle mondiale, 149 millions (22%) présentaient un retard de croissance, une amélioration de 4,2% depuis 2012.

En revanche, 39 millions d’enfants (5,7%) étaient en excès pondéral, soit une très légère augmentation de 0,1%. Ces indicateurs restent loin des objectifs fixés par les Objectifs de développement durable (ODD).

Toujours en matière de nutrition, près d’une femme sur trois âgée de 15 à 49 ans dans le monde (571 millions) souffrait d’anémie en 2019, une situation qui n’a connu aucune amélioration depuis 2012.

Le rapport souligne également le manque d’abordabilité d’une alimentation saine. En raison de l’inflation des prix à la consommation induite par les répercussions économiques de la pandémie de Covid-19 et le conflit en Ukraine, l’accès à une alimentation saine est de plus en plus compliqué pour une partie de la population.

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