Roland Garros - Tennis

Entré dans le tableau du double mixte à la dernière minute, Joran Vliegen va peut-être repartir avec le trophée

Joran Vliegen à Roland-Garros

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Jamais un joueur belge, ou une joueuse belge, n’a été couronné en double mixte, dans toute l’histoire des tournois du Grand Chelem. Joran Vliegen va peut-être réussir cette grande première, aux côtés de la Norvégienne Ulrikke Eikeri.

Le duo s’apprête à disputer la finale de Roland-Garros, ce jeudi, sur le Central, face à la Japonaise Ena Shibahara et au Néerlandais Wesley Koolhof.

Le double mixte, c’est une épreuve très particulière, puisqu’elle n’existe que quatre fois par an, dans les tournois majeurs. Ainsi qu’aux Jeux Olympiques. Elle n’est donc pas aussi prestigieuse que le double messieurs ou le double dames. Mais tout joueur rêve de gagner un tournoi du Grand Chelem, et c’est ce qui va peut-être arriver à Joran Vliegen.

Et gagner la finale serait l’aboutissement d’une histoire un peu folle. Parce que le joueur belge, qui a participé au double messieurs aux côtés de Sander Gillé, n’était pas du tout certain d’également prendre part au mixte. "C’est incroyable. On était la dernière équipe à entrer dans le tableau. C’est la première fois qu’on joue ensemble. Et elle, c’est la première fois qu’elle joue en double mixte. Notre association s’est conclue une demi-heure avant la fin des inscriptions. Je n’avais pas de partenaire, et j’ai essayé de trouver quelqu’un. Il y a des listes, dans le bureau du juge-arbitre, avec les noms et les numéros de téléphone des joueurs et des joueuses qui cherchent un coéquipier ou une coéquipière. C’est comme cela que ça marche. Je lui ai envoyé un message. Elle avait prévu de jouer avec un autre joueur, mais elle a changé d’avis pour moi, c’est cool."

On pense souvent que pour faire un bon double, il faut bien se connaître, et avoir une bonne expérience ensemble. Mais ce n’est manifestement pas toujours le cas, puisque Joran Vliegen et Ulrikke Eikeri se connaissaient à peine, avant le début de ce tournoi. "On s’entend bien sur le court. Elle était un peu stressée au début, mais on parle beaucoup, et elle a vraiment amélioré son jeu".

Bien sûr, on pourrait penser que ce n’est "que" du double mixte. Mais ce n’est pas comme cela que ceux qui y participent considèrent la discipline. "On ressent la même joie de gagner, quelle que soit l’épreuve. Disputer des matches est très important, pour la confiance et le niveau. Et puis, c’est un Grand Chelem, et une finale dans un Grand Chelem. Bien sûr, j’aimerais jouer une finale de Grand Chelem en double messieurs, et on travaille pour cela toutes les semaines".

Joran Vliegen a l’expérience des finales. Pas des finales de Grands Chelems, mais il a déjà joué, et gagné, quelques finales de tournois ATP, avec Sander Gillé. Il connaît donc la pression engendrée par un rendez-vous important. "On ne sait jamais à l’avance ce que l’on va ressentir. Pour le moment, ça va. Mais je vais peut-être me lever en me disant que c’est quelque chose, une finale en Grand Chelem. En tout cas, on va essayer de jouer un bon match, et de profiter de l’ambiance du Court Central. On verra. On recevra un trophée, de toute façon. Espérons que ce sera le plus beau."

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